samedi 1 août 2009

Quand l'Italie découvre l'utilité des sans-papiers sur son sol !

On a beau adjectivé des hommes et de femmes sous les cieux européens, ils sont aussi utiles à quelque chose. "L'on n'a besoin du plus petit que soi" dit-on souvent.

Combien de temps avons-nous à vivre sur cette terre pour rendre la vie amère pour les autres? Cependant, c'est cet amer constat qui se déroule sous nos yeux quotiennement avec des scènes inhumaines mais comme il s'agit de l'autre, ce n'est pas grave.

Bon exemple que donnent ces sans-papiers vivant en Italie, donnent à la société européenne toute entière. Sans-papiers ou non, le sang qui coule dans nos veines, est cependant le même.


Le matin ou en fin d'après-midi, on les voit promener les personnes âgées dans le frais des jardins publics. Ce sont les badanti (de badare, "s'occuper" en italien), ces "aides à la personne" dont la société italienne ne semble plus pouvoir se passer. La plupart du temps, il s'agit de femmes étrangères, en provenance des pays de l'Est, et généralement sans papiers. Dans un pays qui vieillit et où les services de sécurité sociale et d'assistance pour personnes âgées ont toujours été quasi inexistants, ces femmes sont devenues indispensables au bon fonctionnement des familles. Tout comme les aides ménagères : les colf, en italien.

Ces deux piliers de la société italienne ont bénéficié d'une exception au lendemain de l'adoption, début juillet, de la loi qui fait de la clandestinité un délit pénal. Parmi les centaines de milliers de sans-papiers présents dans le pays, chacun risque désormais, à chaque contrôle policier, une forte amende - jusqu'à 10 000 euros - et le passage devant un juge pour une expulsion sur-le-champ. Les badanti et les colf sont épargnés.

Pour ces femmes et ces rares hommes, le gouvernement a concocté une régularisation ad hoc qui concerne, selon les estimations officielles, pas moins de 300 000 personnes.

La disposition vient de passer devant la Chambre des députés et doit être adoptée définitivement par le Sénat avant la pause estivale. Les employeurs devront effectuer les démarches nécessaires du 1er au 30 septembre. Seule condition requise : un revenu conséquent qui justifie l'appel à une aide ménagère ou un certificat médical de la personne âgée ayant besoin d'une aide-soignante.

Les sans-papiers, eux, ne devront pas avoir eu d'ennuis avec la justice. Ils ne seront pas inquiétés, en tout cas tout au long de la procédure, et seront régularisés s'ils ont été employés depuis trois mois au moins. Les employeurs devront verser 500 euros pour chaque régularisation demandée.

Cette régularisation limitée a été accueillie avec joie par les intéressés. Moins par les associations d'aide aux immigrés. "Je ne comprends pas pourquoi on dit oui aux aides-soignantes et ménagères, et non à tant d'autres catégories de sans-papiers tout aussi utiles dans des secteurs productifs. Ceux qui travaillent dans le bâtiment, le commerce ou l'agriculture contribuent autant à la richesse du pays ! Mais on ne les prend pas en compte et on les rejette même en marge de la société", lâche, perplexe, Maurizio Quadrana, responsable du centre d'accueil des étrangers du syndicat CGIL de Rome.

La question ne trouble pas l'auteur de l'amendement à la loi, le secrétaire d'état à la famille Carlo Giovanardi. "Dans le gouvernement, explique-t-il, je suis en charge de la famille et j'ai donc pris en compte cette situation qui concerne des millions de familles. D'autres ministres peuvent élargir cette régularisation à d'autres catégories."

L'exception faite aux badanti et aux colf, "dont la société, dit M. Giovanardi, a besoin", n'atténue pas le durcissement de la législation à l'égard des clandestins. Il faut désormais montrer le permis de séjour pour tout acte d'état civil. "Quelle position adopter dans le cas de l'inscription des enfants des sans-papiers ?", ont demandé des employés des préfectures. L'application de la loi promet d'être un casse-tête.

Le discours du président Obama au Ghana

« Ce n’est pas de la démocratie, c’est de la tyrannie, même si de temps en temps on y sème une élection ça et là, et il est temps que ce style de gouvernement disparaisse ».


Au terme de sa visite historique au Ghana, le 11 juillet, le président des États-Unis, M. Barack Obama, a déclaré aux Ghanéens que son séjour parmi eux avait revêtu « une signification particulière » car leur nation faisait savoir au monde entier « que la démocratie peut rayonner en Afrique ». « Le monde sera ce que vous en ferez. Vous avez le pouvoir d’exiger des comptes de vos dirigeants et de bâtir des institutions qui servent le peuple. »

DISCOURS DU PRÉSIDENT AU PARLEMENT GHANÉEN

Palais international des congrès

Accra (Ghana)

Le président : (Son d’une trompette.) Ça me plaît ! Merci, merci. Je pense que notre Congrès a besoin d’une de ces trompettes. J’aime bien le son, cela me rappelle Louis Armstrong.

Bon après-midi à tous. C’est un grand honneur pour moi d’être à Accra et de parler aux représentants du peuple ghanéen. Je suis très reconnaissant de l’accueil que j’ai reçu, tout comme le sont Michelle, Malia et Sasha Obama. L’histoire ghanéenne est riche, les liens entre nos deux pays sont forts, et je suis fier que ce soit ma première visite en Afrique subsaharienne en qualité de président des États-Unis d’Amérique.

Je voudrais remercier la présidente et tous les membres de la Chambre des représentants de nous accueillir aujourd’hui. Je voudrais remercier le président Mills pour ses qualités extraordinaires de direction. Aux anciens présidents - Jerry Rawlings, l’ancien président Kufuor - au vice-président, au président de la Cour suprême, je vous remercie tous pour votre hospitalité extraordinaire et pour les merveilleuses institutions que vous avez bâties au Ghana.

Je vous parle à la fin d’un long voyage. Je l’ai commencé en Russie par une réunion au sommet entre deux grandes puissances. Je me suis rendu en Italie pour la réunion des grandes puissances économiques du monde. Et me voici, enfin, au Ghana, pour une simple raison : le XXIe siècle sera influencé par ce qui se passera non seulement à Rome ou à Moscou ou à Washington, mais aussi à Accra.

C’est la simple vérité d’une époque où nos connexions font disparaître les frontières entre les peuples. Votre prospérité peut accroître la prospérité des États-Unis. Votre santé et votre sécurité peuvent contribuer à la santé et à la sécurité du monde. Et la force de votre démocratie peut contribuer à la progression des droits de l’homme pour tous les peuples.

Je ne considère donc pas les pays et les peuples d’Afrique comme un monde à part ; je considère l’Afrique comme une partie fondamentale de notre monde interconnecté, comme un partenaire des États-Unis en faveur de l’avenir que nous souhaitons pour tous nos enfants. Ce partenariat doit se fonder sur la responsabilité mutuelle et sur le respect mutuel : c’est ce dont je tiens à vous parler aujourd’hui.

Nous devons partir du principe qu’il revient aux Africains de décider de l’avenir de l’Afrique.

Je dis cela en étant pleinement conscient du passé tragique qui hante parfois cette partie du monde. Après tout, j’ai du sang africain dans les veines, et l’histoire de ma famille englobe aussi bien les tragédies que les triomphes de l’histoire de l’Afrique dans son ensemble.

Certains d’entre vous savent que mon grand-père était cuisinier chez des Britanniques au Kénya, et bien qu’il fût un ancien respecté dans son village, ses employeurs l’ont appelé « boy » pendant la plus grande partie de sa vie. Il était à la périphérie des luttes en faveur de la libération du Kénya, mais il a quand même été incarcéré brièvement pendant la période de répression. Durant sa vie, le colonialisme n’était pas simplement la création de frontières artificielles ou de termes de l’échange inéquitables ; c’était quelque chose que l’on éprouvait dans sa vie personnelle jour après jour, année après année.

Mon père a grandi dans un tout petit village où il gardait des chèvres, à une distance impossible des universités américaines où il irait faire des études. Il est devenu adulte à un moment de promesse extraordinaire pour l’Afrique. Les luttes de la génération de son propre père ont donné naissance à de nouveaux États, en commençant ici au Ghana. Les Africains s’éduquaient et s’affirmaient d’une nouvelle façon. L’histoire était en marche.

Toutefois, malgré les progrès obtenus - et il y a eu des progrès considérables dans certaines parties de l’Afrique - nous savons aussi que cette promesse est encore loin de se réaliser. Des pays tels que le Kénya, dont le revenu par habitant était supérieur à celui de la Corée du Sud lorsque je suis né, ont été fortement distancés. Les maladies et les conflits ont ravagé plusieurs régions du continent africain.

Dans de nombreux pays, l’espoir de la génération de mon père a cédé la place au cynisme, voire au désespoir. Certes, il est facile de pointer du doigt et de rejeter la responsabilité de ces problèmes sur d’autres. Il est vrai qu’une carte coloniale qui n’avait guère de sens a contribué à susciter des conflits, et l’Occident a souvent traité avec l’Afrique avec condescendance, à la quête de ressources plutôt qu’en partenaire. Cependant, l’Occident n’est pas responsable de la destruction de l’économie zimbabwéenne au cours des dix dernières années, ni des guerres où des enfants sont enrôlés comme soldats. Durant la vie de mon père, ce sont en partie le tribalisme et le népotisme dans un Kénya indépendant qui, pendant longtemps, ont fait dérailler sa carrière, et nous savons que cette forme de corruption est toujours un fait quotidien de la vie d’un trop grand nombre de personnes.

Or, nous savons que ce n’est pas là toute l’histoire. Ici au Ghana, vous nous montrez un aspect de l’Afrique qui est trop souvent négligé par un monde qui ne voit que les tragédies ou la nécessité d’une aide charitable. Le peuple ghanéen a travaillé dur pour consolider la démocratie, au moyen de passages pacifiques répétés du pouvoir, même à la suite d’élections très serrées. Et à cet égard, je voudrais dire que la minorité mérite tout autant de louanges que la majorité. Grâce à une meilleure gouvernance et au rôle de la société civile naissante, l’économie ghanéenne a enregistré un taux de croissance impressionnant.

Ce progrès ne possède sans doute pas l’aspect dramatique des luttes de libération du XXe siècle, mais que personne ne s’y trompe : il sera, en fin de compte, plus significatif. Car de même qu’il est important de se soustraire au contrôle d’une autre nation, il est encore plus important de se forger sa propre nation.

C’est pourquoi je suis convaincu que la période actuelle est tout aussi prometteuse pour le Ghana et pour l’Afrique que celle pendant laquelle mon père est devenu adulte et que de nouveaux États sont apparus. C’est une nouvelle période de grande promesse. Seulement cette fois-ci, nous avons appris que ce ne seront pas de grandes personnalités telles que Nkrumah et Kenyatta qui décideront du destin de l’Afrique. Ce sera vous, les hommes et les femmes du Parlement ghanéen et le peuple que vous représentez. Ce seront les jeunes, débordant de talent, d’énergie et d’espoir, qui pourront revendiquer l’avenir que tant de personnes des générations précédentes n’ont jamais réalisé.

Maintenant, pour réaliser cette promesse, nous devons tout d’abord reconnaître une vérité fondamentale à laquelle vous avez donné vie au Ghana, à savoir que le développement dépend de la bonne gouvernance. C’est l’ingrédient qui fait défaut dans beaucoup trop de pays depuis bien trop longtemps. C’est le changement qui peut déverrouiller les potentialités de l’Afrique. Enfin, c’est une responsabilité dont seuls les Africains peuvent s’acquitter.

Quant aux États-Unis et au reste de l’Occident, notre engagement ne doit pas se mesurer uniquement à l’aune des dollars que nous dépensons. Je me suis engagé à augmenter fortement notre aide à l’étranger, ce qui correspond à l’intérêt de l’Afrique et à celui des États-Unis. Toutefois, le véritable signe de réussite n’est pas de savoir si nous sommes une source d’aide perpétuelle qui aide les gens à survivre tant bien que mal, mais si nous sommes des partenaires dans la création des capacités nécessaires pour un changement transformateur.

Cette responsabilité mutuelle doit être le fondement de notre partenariat. Aujourd’hui, je parlerai tout particulièrement de quatre domaines qui sont essentiels pour l’avenir de l’Afrique et de tous les pays en développement : la démocratie, les possibilités économiques, la santé et le règlement pacifique des conflits.

Premièrement, nous devons soutenir les démocraties puissantes et durables.

Comme je l’ai dit au Caire, chaque nation façonne la démocratie à sa manière, conformément à ses traditions. Mais l’histoire prononce un verdict clair : les gouvernements qui respectent la volonté de leur peuple, qui gouvernent par le consentement et non par la coercition, sont plus prospères, plus stables et plus florissants que ceux qui ne le font pas.

Il ne s’agit pas seulement d’organiser des élections - il faut voir ce qui se passe entre les scrutins. La répression revêt de nombreuses formes et trop de pays, même ceux qui tiennent des élections, sont en proie à des problèmes qui condamnent leur peuple à la pauvreté. Aucun pays ne peut créer de richesse si ses dirigeants exploitent l’économie pour s’enrichir personnellement, ou si des policiers peuvent être achetés par des trafiquants de drogue. Aucune entreprise ne veut investir dans un pays où le gouvernement se taille au départ une part de 20 %, ou dans lequel le chef de l’autorité portuaire est corrompu. Personne ne veut vivre dans une société où la règle de droit cède la place à la loi du plus fort et à la corruption. Ce n’est pas de la démocratie, c’est de la tyrannie, même si de temps en temps on y sème une élection ça et là, et il est temps que ce style de gouvernement disparaisse.

En ce XXIe siècle, des institutions capables, fiables et transparentes sont la clé du succès - des parlements puissants et des forces de police honnêtes ; des juges et des journalistes indépendants ; un secteur privé et une société civile florissants, ainsi qu’une presse indépendante. Tels sont les éléments qui donnent vie à la démocratie, parce que c’est ce qui compte dans la vie quotidienne des gens.

Les Ghanéens ont à maintes reprises préféré le droit constitutionnel à l’autocratie, et ont fait preuve d’un esprit démocratique qui permet à leur énergie de se manifester. Nous le voyons dans les dirigeants qui acceptent la défaite gracieusement - le fait que les concurrents du président Mills se tenaient là à ses côtés lorsque je suis descendu de l’avion en dit long sur le Ghana - et dans les vainqueurs qui résistent aux appels à l’exercice de leur pouvoir contre l’opposition de manière injuste. Nous voyons cet esprit se manifester dans les journalistes courageux comme Anas Aremeyaw Anas, qui a risqué sa vie pour relater la vérité. Nous le voyons dans des policiers comme Patience Quaye, qui a contribué à faire traduire en justice le premier trafiquant d’êtres humains au Ghana. Nous le voyons dans les jeunes qui s’élèvent contre le népotisme et qui participent à la vie politique.

Dans toute l’Afrique, nous avons vu de multiples exemples de gens qui prennent leur destinée en main et qui opèrent des changements à partir de la base. Nous l’avons vu au Kénya, où la société civile et le secteur privé se sont unis pour aider à stopper la violence postélectorale. Nous l’avons vu en Afrique du Sud, où plus des trois quarts des citoyens ont voté dans la dernière élection, la quatrième depuis la fin de l’apartheid. Nous l’avons vu au Zimbabwé, où le Réseau de soutien au vote a bravé la brutale répression pour faire valoir le principe selon lequel le droit de vote d’un citoyen est sacré.

Alors ne vous y trompez pas : l’histoire est du côté de ces courageux Africains, et non dans le camp de ceux qui se servent de coups d’État ou qui modifient les constitutions pour rester au pouvoir. L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais de fortes institutions.

L’Amérique ne cherchera pas à imposer un système quelconque de gouvernement à aucune autre nation. La vérité essentielle de la démocratie est que chaque nation détermine elle-même son destin. Ce que fera l’Amérique, en revanche, ce sera d’accroître son aide aux personnes et aux institutions responsables, en mettant l’accent sur l’appui à la bonne gouvernance : aux parlements, qui maîtrisent les abus de pouvoir et s’assurent que les voix de l’opposition peuvent s’exprimer ; à la règle de droit, qui garantit l’égalité de tous devant la justice ; à la participation civile, afin que les jeunes soient actifs dans la vie politique ; et à des solutions concrètes à la corruption telles que l’expertise comptable, l’automatisation des services, le renforcement des lignes d’appel d’urgence, la protection de ceux qui dénoncent les abus afin de promouvoir la transparence, et la responsabilité.

Et cette aide, nous la fournissons. J’ai demandé à mon gouvernement d’accorder davantage d’attention à la corruption dans notre rapport sur les droits de l’homme. Tous les gens devraient avoir le droit de démarrer une entreprise ou d’obtenir une éducation sans avoir à verser de pots-de-vin. Nous avons le devoir de soutenir ceux qui agissent de façon responsable et d’isoler ceux qui ne le font pas, et c’est exactement ce que fera l’Amérique.

Cela nous conduit directement à notre deuxième domaine de coopération - le soutien à un développement qui offre des débouchés aux gens.

Avec une meilleure gouvernance, je ne doute pas que l’Afrique tiendra sa promesse de créer une plus vaste base pour la prospérité. Témoin en est le succès extraordinaire d’Africains dans mon propre pays d’Amérique. Ils se portent très bien. Ils ont donc le talent et ils possèdent l’esprit d’entreprise - la question est de savoir comment s’assurer qu’ils réussissent ici dans leur pays d’origine. Ce continent est riche en ressources naturelles. Et que ce soient des chefs d’entreprises spécialisées dans la téléphonie portable ou des petits agriculteurs, les Africains ont montré leur capacité et leur volonté de créer leurs propres possibilités. Mais il faut également rompre avec de vieilles habitudes. La dépendance vis-à-vis des matières premières - ou d’un seul produit d’exportation - a tendance à concentrer la richesse au sein d’une minorité, laissant la majorité vulnérable à la récession.

Au Ghana, par exemple, le pétrole crée de magnifiques possibilités, et vous vous êtes préparés à ces nouveaux revenus de façon responsable. Mais comme le savent de nombreux Ghanéens, le pétrole ne peut pas simplement remplacer le cacao. De la Corée du Sud à Singapour, l’histoire montre que les pays réussissent lorsqu’ils investissent dans la société et dans leur infrastructure ; lorsqu’ils multiplient les industries d’exportation, se dotent d’une main-d’œuvre qualifiée et font de la place aux petites et moyennes entreprises créatrices d’emplois.

Alors que les Africains se rapprochent de cette promesse, l’Amérique va leur tendre la main de façon plus responsable. En réduisant les sommes qui vont aux consultants occidentaux et au gouvernement, nous voulons mettre plus de ressources entre les mains de ceux qui en ont besoin, tout en apprenant aux gens à faire plus pour eux-mêmes. C’est pourquoi notre initiative de 3,5 milliards de dollars en faveur de la sécurité alimentaire est axée sur de nouvelles méthodes et technologies agricoles, et non pas sur la simple expédition de biens et services américains vers l’Afrique. L’aide n’est pas une fin en soi. L’objectif de l’aide à l’étranger doit être de créer les conditions dans lesquelles elle ne sera plus nécessaire. Non seulement je veux voir les Ghanéens autosuffisants sur le plan alimentaire, je veux vous voir exporter des produits alimentaires à d’autres pays et gagner de l’argent. Cela, vous le pouvez.

Certes, l’Amérique peut faire plus pour promouvoir le commerce et les investissements. Les pays riches doivent réellement ouvrir leurs portes aux biens et services de l’Afrique d’une manière significative. Ce sera d’ailleurs un des engagements de mon gouvernement. Et là où il y a une bonne gouvernance, nous pouvons étendre la prospérité par le truchement de partenariats entre les secteurs public et privé qui investiront dans l’amélioration des routes et des réseaux électriques ; de programmes de formation qui apprendront aux gens comment développer leur entreprise ; et de services financiers non seulement pour les villes mais pour les régions pauvres et les zones rurales. Cela aussi dans notre propre intérêt - parce que si les gens se sortent de la pauvreté et que de la richesse se crée en Afrique, il s’ensuit que de nouveaux marchés s’ouvriront pour nos propres produits. Tout le monde y gagne.

Un secteur qui représente à la fois un danger indéniable et une promesse extraordinaire est celui de l’énergie. L’Afrique émet moins de gaz à effet de serre que toute autre région du monde, mais elle est la plus menacée par le changement climatique. Une planète qui se réchauffe propagera les maladies, réduira les ressources en eau, épuisera les récoltes, et créera les conditions favorables à plus de famine et plus de conflits. Nous avons tous - en particulier le monde développé - le devoir de ralentir ces tendances, en réduisant les effets du changement climatique et en changeant la façon dont nous utilisons l’énergie. Mais nous pouvons également coopérer avec les Africains pour transformer cette crise en occasion de progrès.

Ensemble, nous pouvons coopérer en faveur de notre planète et de la prospérité, et aider les pays à accroître leur accès à l’énergie tout en sautant, en contournant les phases les plus polluantes du développement. Pensez-y : dans l’ensemble de l’Afrique, il existe de l’énergie éolienne et solaire en abondance, ainsi que de l’énergie géothermique et des biocarburants. De la vallée du Rift aux déserts de l’Afrique du Nord ; de la côte de l’Afrique de l’Ouest aux récoltes de l’Afrique du Sud - les dons inépuisables que procure la nature à l’Afrique peuvent lui permettre de créer sa propre énergie et d’exporter de l’énergie propre et rentable à l’étranger.

Il ne s’agit pas seulement de chiffres de croissance sur un bilan comptable. Il s’agit de savoir si un jeune doté d’une éducation peut trouver un emploi qui lui permettra de nourrir sa famille ; si un agriculteur peut amener ses produits au marché ; ou si un homme d’affaires armé d’une bonne idée peut démarrer une entreprise. Il s’agit de la dignité du travail. Il s’agit d’une chance que doivent pouvoir saisir les Africains au XXIe siècle.

De même que la gouvernance est une condition essentielle du progrès économique, elle revêt également une importance cruciale dans le troisième domaine que je voudrais à présent aborder, l’amélioration de la santé publique.

Ces dernières années, des progrès énormes ont été accomplis dans certaines parties de l’Afrique. Les gens sont beaucoup plus nombreux à vivre avec le VIH/sida de manière productive et à obtenir les médicaments qu’il leur faut. Je viens de visiter une merveilleuse clinique, un hôpital spécialisé dans la santé maternelle. Mais trop d’Africains périssent toujours de maladies qui ne devraient pas les tuer. Lorsque des enfants meurent d’une piqûre de moustique et que des mères succombent lors d’un accouchement, nous savons qu’il reste des progrès à faire.

Or du fait des incitations, souvent fournies par les pays donateurs, beaucoup de médecins et d’infirmiers africains s’en vont à l’étranger, ou travaillent à des programmes qui luttent contre une maladie unique. Cette situation crée des lacunes en matière de soins primaires et de prévention de base. Par ailleurs, il appartient à tout un chacun de faire sa part. Il faut faire des choix responsables de nature à prévenir la propagation de la maladie et à promouvoir la santé publique dans la collectivité et dans le pays.

Ainsi, d’un bout à l’autre de l’Afrique, nous voyons des exemples de gens qui s’attaquent à ces problèmes. Au Nigéria, des chrétiens et des musulmans ont mis en place un programme interconfessionnel de lutte contre le paludisme qui est un modèle de coopération. Ici au Ghana et dans toute l’Afrique, nous observons des idées novatrices visant à combler les lacunes du système de santé, par exemple des initiatives d’échanges d’informations médicales par Internet qui permettent à des médecins exerçant dans de grandes villes d’aider ceux des petites agglomérations.

Les États-Unis appuieront ces efforts dans le cadre d’une stratégie de santé exhaustive et mondiale. Car au XXIe siècle, nous sommes appelés à agir selon notre conscience mais aussi dans notre intérêt commun. Lorsqu’un enfant meurt à Accra d’une maladie évitable, cela nous diminue partout. Lorsque dans un coin quelconque du monde on néglige de s’attaquer à une maladie, nous savons qu’elle peut se propager à travers les océans et d’un continent à l’autre.

C’est pourquoi mon gouvernement s’est engagé à consacrer 63 milliards de dollars à relever ces défis - 63 milliards de dollars. En nous fondant sur les solides efforts du président Bush, nous poursuivrons la lutte contre le VIH/sida. Nous ne cesserons de chercher à enrayer la mortalité due au paludisme et à la tuberculose et nous travaillerons à éradiquer la polio. Il ne s’agit d’ailleurs pas de s’attaquer aux maladies isolément : nous investirons dans des systèmes de santé publique à même de prévenir la maladie et de promouvoir le bien-être, en mettant l’accent sur la santé maternelle et infantile.

En même temps que nous unissons nos efforts en faveur d’une meilleure santé, nous devons également stopper la destruction causée non pas par la maladie, mais par les êtres humains. C’est pourquoi le dernier domaine que je vais aborder se rapporte aux conflits.

Soyons bien clairs : l’Afrique ne correspond pas à la caricature grossière d’un continent perpétuellement en guerre. Mais si l’on est honnête, pour beaucoup trop d’Africains, le conflit fait partie de la vie ; il est aussi constant que le soleil. On se bat pour des territoires et on se bat pour des ressources. Et il est toujours trop facile à des individus sans conscience d’entraîner des communautés entières dans des guerres entre religions et entre tribus.

Tous ces conflits pèsent sur l’Afrique comme un véritable boulet. Nous sommes tous répartis selon nos identités diverses, de tribu et d’ethnie, de religion et de nationalité. Mais se définir par son opposition à une personne d’une autre tribu, ou qui vénère un prophète différent, cela n’a aucune place au XXIe siècle. La diversité de l’Afrique devrait être source de force et non facteur de division. Nous sommes tous enfants de Dieu. Nous partageons tous des aspirations communes : vivre dans la paix et dans la sécurité ; avoir accès à l’éducation et à la possibilité de réussir ; aimer notre famille, notre communauté et notre foi. Voilà notre humanité commune.

C’est la raison pour laquelle nous devons nous élever contre l’inhumanité parmi nous. Il n’est jamais justifiable - jamais justifiable - de cibler des innocents au nom d’une idéologie. C’est un arrêt de mort, pour toute société, que de forcer des enfants à tuer dans une guerre. C’est une marque suprême de criminalité et de lâcheté que de condamner des femmes à l’ignominie continuelle et systémique du viol. Nous devons rendre témoignage de la valeur de chaque enfant au Darfour et de la dignité de chaque femme au Congo. Aucune religion, aucune culture ne doit excuser les atrocités qui leur sont infligées. Nous devons tous rechercher la paix et la sécurité nécessaires au progrès.

On voit d’ailleurs des Africains se mobiliser pour cet avenir. Ici aussi, au Ghana, nous vous voyons contribuer à montrer la voie. Soyez fiers, Ghanéens, de vos contributions au maintien de la paix au Congo, au Libéria ou encore au Liban, ainsi que de votre résistance au fléau du trafic de stupéfiants. Nous nous félicitons des mesures que prennent des organisations telles que l’Union africaine et la CEDEAO en vue de mieux régler les conflits, de maintenir la paix et de soutenir ceux qui sont dans le besoin. Et nous encourageons la vision d’un cadre sécuritaire régional puissant, capable de mobiliser une force efficace et transnationale lorsque cela s’avère nécessaire.

Il incombe aux États-Unis de travailler avec vous en tant que partenaire à promouvoir cette vision, non seulement par des paroles mais aussi par des appuis qui renforcent les capacités de l’Afrique. Lorsqu’il y a génocide au Darfour ou des terroristes en Somalie, ce ne sont pas simplement des problèmes africains : ce sont des défis mondiaux à la sécurité, exigeant une riposte mondiale.

C’est pourquoi nous sommes prêts à agir en partenariat, tant par la diplomatie que par l’assistance technique et l’appui logistique, et que nous soutiendrons les efforts visant à contraindre les criminels de guerre à rendre des comptes. En outre, je tiens à le dire clairement : notre Commandement pour l’Afrique ne vise pas à prendre pied sur le continent, mais à relever ces défis communs afin de renforcer la sécurité des États-Unis, de l’Afrique et du reste du monde.

À Moscou, j’ai parlé de la nécessité d’un système international où les droits universels des êtres humains soient respectés et où les violations de ces droits soient combattues. Ceci doit inclure un engagement à soutenir ceux qui règlent les conflits pacifiquement, à sanctionner et à arrêter ceux qui ne le font pas, et à aider ceux qui ont souffert. Mais en fin de compte, ce seront des démocraties dynamiques telles que le Botswana et le Ghana qui diminueront les causes de conflit et élargiront les frontières de la paix et de la prospérité.

Comme je l’ai déjà dit, l’avenir de l’Afrique appartient aux Africains. Les peuples d’Afrique sont prêts à revendiquer cet avenir. Dans mon pays, les Afro-Américains - dont un grand nombre d’immigrés récents - réussissent dans tous les secteurs de la société. Cela, nous l’avons accompli en dépit d’un passé difficile et nous avons puisé notre force dans notre héritage africain. Avec de puissantes institutions et une ferme volonté, je sais que les Africains peuvent réaliser leurs rêves à Nairobi et à Lagos, à Kigali et à Kinshasa, à Harare et ici-même à Accra.

Vous savez, il y a cinquante-deux ans, les yeux du monde étaient rivés sur le Ghana. Et un jeune prédicateur du nom de Martin Luther King est venu ici, à Accra, pour voir amener les couleurs de l’Union Jack et hisser le drapeau du Ghana. Cet événement précédait la Marche sur Washington et l’aboutissement du mouvement des droits civiques dans mon pays. On a demandé à Martin Luther King quel sentiment lui avait inspiré la vue de la naissance d’une nation, et il a répondu : « Cela renforce ma conviction que la justice finit toujours par triompher. »

Aujourd’hui, ce triomphe doit être, une fois de plus, renouvelé, et c’est vous qui le devrez le faire. Ici, je m’adresse particulièrement aux jeunes, à travers toute l’Afrique et ici-même au Ghana. Dans des endroits comme le Ghana, vous représentez plus de la moitié de la population.

Et voici ce que vous devez savoir : le monde sera ce que vous en ferez. Vous avez le pouvoir de responsabiliser vos dirigeants et de bâtir des institutions qui servent le peuple. Vous pouvez servir vos communautés et mettre votre énergie et votre savoir à contribution pour créer de nouvelles richesses ainsi que de nouvelles connexions avec le monde. Vous pouvez conquérir la maladie, mettre fin aux conflits et réaliser le changement à partir de la base. Vous pouvez faire tout cela. Oui, vous le pouvez. Car en ce moment précis, l’histoire est en marche.

Mais ces choses ne pourront se faire que si vous saisissez la responsabilité de votre avenir. Ce ne sera pas facile. Cela exigera du temps et des efforts. Il y aura des souffrances et des revers. Mais je puis vous promettre ceci : l’Amérique vous accompagnera tout le long du chemin, en tant que partenaire ; en tant qu’amie. Cependant, le progrès ne viendra de nulle part ailleurs, il doit découler des décisions que vous prendrez, des actions que vous engagerez et de l’espoir que vous porterez dans votre cœur.

Ghana, la liberté est votre héritage. À présent, c’est à vous que revient la responsabilité de bâtir sur cette fondation de liberté. Si vous le faites, nous pourrons, bien des années plus tard, nous remémorer des lieux comme Accra et nous dire que c’est à ce moment-là que la promesse s’est réalisée, que la prospérité s’est forgée, que la douleur a été surmontée et qu’une nouvelle ère de progrès a débuté. Ce moment peut être celui où nous verrons, une fois de plus, triompher la justice. Oui, nous le pouvons. Merci beaucoup. Que Dieu vous bénisse. Je vous remercie.

mercredi 29 juillet 2009

Le Togo sous Faure Gnassingbé, restera malheureusement une jungle où les hommes en uniforme font et feront la loi

Cette vieille méthode du RPT qui veut qu'à l'approche d'une élection,toutes velléités protestaires sont réprimées ou étouffées dans l'oeuf, histoire d'envoyer un signal et un message au peuple comme pour le préparer à ce qui l'attend s'il veut rejamber.

C'est dans cette perspective qu'une manifestation de journalistes en solidarité avec leur confère Gilles GBAGBA de Métropolys a été dispersée ce 23 juillet 2009 au niveau de Dekon (Bè) par Des éléments de la gendarmerie nationale togolaise avec à leur tête le Colonel Yark, chef d’Etat major de cette unité dont le nom figure dans tous les rapports de violation des droits de l’Homme au Togo (la stratégie de la terreur organisée par le clan Gnassingbé Père et Fils, s’appuie sur cet homme).

Initiée par l’association des Journalistes pour les Droits de l’Homme-Togo la marche pourtant pacifique a débutée à la Maison de la Presse et avait pour point de chute le Ministère de Sécurité sur la rue de l’OCAM afin de faire entendre leur voix. Un cortège de journalistes s’est lentement dirigée vers le quartier Dékon quand les forces de l’ordre se sont interposées. Il y avait un impressionnant détachement de militaires armés et munis de gaz lacrymogènes comparé à la maigre délégation de journalistes. Les choses prirent rapidement une autre tournure quand les forces de l’ordre les assiégèrent, tout en leur intimant l’ordre de se disperser.

Carlos Ketohou, le président de la (JDHO), l’Association des Journalistes pour les droits de l’homme a condamné avec fermeté cette intervention. « Nous sommes dans un pays où les droits de l’homme doivent être respectés et garantis », a expliqué pour sa part un journaliste de presse écrite.

Rappelons que c’est, l’agression du Journaliste Gilles Gbagba de Radio Métropolys dans la journée de Mercredi 15 juillet 2009 qui est à l’origine de la marche.

L’Union des Journalistes Indépendants du Togo (UJIT), l’Observatoire Togolais des Médias (OTM) et le Conseil National des Patrons de Presse du Togo (CONAPP) avaient condamné il y a quelques jours les "violences volontaires" sur Gilles Gbagba.

D’après les informations recueillies auprès de la victime et d’autres témoins, les faits se sont produits devant le Centre Culturel Français de Lomé entre 9h45mn et 10h15mn.

Alors qu’il y avait un attroupement relatif à une dispute entre les agents du génie militaire et un citoyen dont ces derniers avaient cassé le pare-brise de sa voiture, le journaliste ayant reconnu le citoyen qui n’est autre qu’un homme du show biz qu’il connaît bien, s’est approché de lui pour demander ce qui se passait.

Cette question a provoqué la rage des éléments du génie militaire qui se sont rués sur le Journaliste pour le molester à coups de bottes, de ceintures, de pelles, de matraques et de pioches.

Les agresseurs, ont suivi le journaliste jusque dans son dernier retranchement alors que celui-ci tentait de s’échapper, l’ont tabassé avant de quitter les lieux.

D’après les témoignages, les agresseurs, en tenue bleue, sont identifiés comme des éléments du Génie civil des armées qui exécutaient les travaux de route. D’autres collègues, en treillis sont venus porter main forte à leurs collègues pour réussir à mettre le journaliste dans de mauvaises conditions.

Pour ceux qui pensent à que le régime anachronique rpt, est fréquentable ou encore mieux qu'il a fait des progrès surtout pour la communauté internationale et l'UE en particulier, qui s'est laissée naïvement bernée par un régime corrompu et autoritaire, que ceci leur serve d'un avant goût.

Et ce n'est pas pour autant que ce régime tient un discours flatteur et mensonger qu'il est digne de foi? Quand même!

Bon entendeur!!!

mercredi 17 juin 2009

Droits de l’homme

Rapport 2009 d’Amnesty International : Abus de la HAAC et mauvais traitements au Togo



Mauvais traitements en détention, conditions carcérales inhumaines, liberté d’expression restreinte, sont les points retenus, en ce qui concerne le Togo, par le rapport 2009 de Amnesty international. La cérémonie de présentation de ce volumineux document de 480 pages à la presse togolaise, s’est déroulée cet après-midi à Brother Homé à Lomé.

Publié le 28 mai 2009, date anniversaire de la création de l’organisation internationale de défense et de promotion des droits humains, le rapport 2009, rend compte de façon sommaire, de la situation des droits humains dans 157 pays et territoires et couvre la période de janvier à décembre 2008.

Dans le chapitre du Togo, le résumé sur l’état des droits humains fait ressortir les abus du pouvoir de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), qui a suspendu des stations radios et les journalistes qui s’étaient montrés critiques à l’égard des autorités. En clair, le rapport considère ces abus de la HAAC, comme des atteintes graves à la liberté d’expression au Togo. Ensuite, de mauvais traitements infligés aux détenus et les questions de l’impunité, sont des points qui ressortent clairement du rapport 2009 comme des préoccupations d’ Amnesty International sur les droits humains au Togo.

En effet, à propos des conditions carcérales, le rapport trouve qu’elles sont inhumaines et rappelle que dans la plupart des postes de police et de gendarmerie au Togo, des agents de la force publique ou des gardiens de prison au cours des interrogatoires, font recours à des passages à tabac.

Concernant l’impunité, Amnesty international constate qu’aucune suite n’a été donnée aux plaintes déposées par les victimes de violences commises lors des élections de 2005 et exhorte les autorités togolaises à prendre toutes les mesures appropriées pour garantir la sécurité des témoins, des victimes et des auteurs présumés. En ce sens, le rapport préconise que les consultations nationales qui ont conduit à l’installation de la commission vérité justice et réconciliation puissent faire la lumière sur les violences à caractère politique qui ont été perpétrées au Togo.

Ce rapport a également soulevé les doutes qui subsistaient quant à la cause du décès de Atsutsè Kokouvi Agbobli, ancien ministre de la Communication , dont le corps sans vie a été découvert sur une plage à proximité de Lomé.

Amnesty International a par ailleurs trouvé positive, la situation des défenseurs des droits de l’homme au Togo. Depuis quelques années, ces défenseurs des droits humains ne sont plus victimes d’agressions et des actes d’intimidations, relève le rapport avant de déplorer la stigmatisation dont faisaient l’objet ces derniers, car considérés comme appartenant à l’opposition politique.

Rappelons qu’en marge de cette présentation, Amnesty International a lancé, une nouvelle campagne mondiale, intitulée « Exigeons la dignité ». Quatre thèmes seront au centre d’une première phase de la campagne : les droits des personnes qui vivent dans des bidonvilles ; les mesures contre la mortalité maternelle ; la responsabilité des entreprises en particulier dans l’industrie extractive ; un renforcement de l’approche droits humains dans les Objectifs du Millénaire de l’ONU pour le développement. En dehors du Togo, ce sont 156 Etats à travers le monde qui ont été épinglés dans ce rapport.

mardi 12 mai 2009

LES STRATEGIES ET TECHNIQUES DU DESPOTE Faure Essozimna Kodjo Gnassingbé POUR LA MANIPULATION DE L’OPINION PUBLIQUE ET DE LA SOCIETE TOGOLAISE.

Il y a de cela plusieurs décennies que l’ancien président des Etats-Unis, Franklin D. Roosevelt prononça cette célèbre phrase : « En politique, rien n’arrive au hasard. Chaque fois qu’un évènement survient, on peut être certain qu’il avait été prévu pour se dérouler ainsi. »

Cette citation résume ce qui s’était passé dans la nuit du 12 au 13 Avril 2009 dans notre pays le Togo et ceci n’est que le début des manipulations savamment organisées par la machine Rpt revisitée par le jeune despote de Faure depuis qu’il avait eu en idée de massacrer plus de 800 citoyens en avril 2005 pour arriver au pouvoir.

Nous avons scruté et décrypté les différentes stratégies et techniques mises en place par le sanguinaire Faure pour asseoir son pouvoir usurpé depuis 4 ans mais il faut rappeler qu’il n’a fait qu’une copie -coller de la part de ces véritables maîtres du monde, qui jouent derrière le rideau. Ce qui nous a permis de déceler dix (10) points ou axes autour desquels son père et lui – même, ont érigé leur pouvoir d’acier sur le peuple togolais :

1- La stratégie de la diversion

C’est l’élément primordial du contrôle social, elle consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants, sociaux de l’heure et des mutations grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes genre coup d’état et consort.

Cette stratégie de diversion est également indispensable pour empêcher le peuple de s’intéresser aux informations essentielles et utiles pour ne pas lui permettre de penser aux véritables problèmes sociaux pour qu’il réclame ses droits.

2- Créer des problèmes, puis offrir des solutions

Cette méthode qui est encore appelée "problème-réaction-solution" On crée d’abord un problème, une "situation" prévue pour susciter une certaine réaction du peuple, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple les liseurs de motions de soutien, qui ont élu domicile sous les bois du campus de lomé. Un autre exemple est de laisser se développer l’insécurité et des braquages dans la capitale pour justifier l’utiliser de la force pour éliminer certains citoyens de pseudo braqueurs. Alors que les vraies raisons sont ailleurs.

3- La stratégie du dégradé

Elle consiste à développer sciemment la précarité du peuple par l’augmentation des prix de certains produits alimentaires et pétroliers, le chômage massif, les salaires de misère et le démantèlement de la cohésion sociale. Pour ainsi attirer les moins résistants pour les corrompre après par des billets de banques comme appât. Seule la fin justifie les moyens.


4- La stratégie du différé

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme douloureuse mais nécessaire en obtenant du peuple mal informé et ignorant dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. En suite c’est parce que le peuple a toujours tendance à espérer naïvement que "tout ira mieux demain" et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au peuple pour s’habituer à l’idée et accepter avec résignation la vérité officielle. Par exemple l’augmentation périodique des prix de l’essence dans le pays et l’augmentation spectaculaire les frais douaniers et portuaires pour les voitures d’occasion au port.

5- S’adresser au peuple comme à des enfants en bas- âge

La plupart des discours destinés au peuple utilisent des arguments et un ton particulièrement infantilisant, souvent proche du débilitant comme si le peuple ou le public était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Ici les exemples sont légions depuis son géniteur Eyadema au rejeton Faure les discours et les messages à la nation sont toujours dans cette optique. La machine est bien huilée !

6- Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

Faire appel à l’émotion est une technique classique et aussi vieille que le monde pour court-circuiter l’analyse rationnelle et donc le sens critique des individus. De plus l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements.
La guerre civile souvent brandi et le spectre ethnique voir même clanique qui soutiennent t et soutendent le régime RPT se situent dans cet ordre d’idée.

7- Maintenir le peuple dans l’ignorance et la bêtise

C’est faire en sorte que le peuple soit incapable de comprendre les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage.
Le système éducatif togolais de la maternelle jusqu’à l’université est le plus pauvre et vidé de sa matière qui ait pu exister dans la sous région, pourquoi ? La raison est toute simple, la qualité éducative donnée au pauvre peuple, doit être la plus pauvre de telle sorte que le fossé entre l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure.
Ici aussi ce n’est plus un secret pour tout le monde que presque la totalité des enfants des mercenaires du régime RPT fréquentent les grandes écoles et universités occidentales même si ces enfants sont le plus souvent intellectuellement médiocres, tarés et les diplômes de certains sont acquis à coup de billets de banque, même plusieurs qui sont dans le pseudo gouvernement actuel sont des maîtres en tricherie.

8- Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

Encourager le peuple à trouver "cool", "normal ", le faite d’être bête, vulgaire et inculte.
Voilà une des méthodes les plus utilisées par ce régime anachronique depuis près de 43 ans. Les togolais, qui jadis étaient tenus en respect, enviés et souvent sollicités, sont devenus maintenant la risée des autres pays de la sous-région Ouest africaine. Car le spectacle présenté par les togolais à cause de ce régime qui saigne à blanc tout effort, est tout simple honteux, vil, humiliant, méprisable et ridicule.

9- Remplacer la révolte par la culpabilité

C’est faire croire au peuple et à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur. Alors au lieu de se révolter contre le régime mafieux du RPT, le peuple s’auto-dévalue et culpabilise ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution possible !

10- Connaître le peuple mieux qu’il ne se connaît lui-même

Au cours de leur long règne sans partage sur le Togo, le système dictatorio-mafieux du RPT, est arrivé à mieux connaître l’homme et le peuple togolais moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. C’est ce qui explique le fait que le système Rpt détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.


Nous ne saurons terminer cet article sans faire allusion à Henry Louis Mencken, écrivain et penseur du 20e siècle qui affirma : « L’ennemi numéro 1 de tout Etat est l’homme qui est capable de penser par lui-même sans considération de la pensée unique. Presque inévitablement il parviendra alors à la conclusion que l’Etat sous lequel il vit est malhonnête, insensé et insupportable, ainsi, si cet homme est idéaliste il voudra le changer. S’il ne l’est pas, il témoignera suffisamment de sa découverte pour générer la révolte des idéalistes contre l’Etat. »

C’est pour ces raisons qu’il est impératif qu’une révolution digne de ce nom doive avoir lieu dans notre pays pour mettre fin à cette imposture qui n’a fait que trop duré.



Bon entendeur !!!

lundi 4 mai 2009

AINSI VA LE TOGO:"LA RAISON DU PLUS FORT EST TOUJOURS LA MEILLEURE"

Cette célèbre phrase, tirée des Fables de la Fontaine, le Loup et l'Agneau, depuis plus de quatre siècle est toujours d'actualité non pas seulement dans le monde mais tristement aussi au Togo où règne depuis plus de 42 ans une dictature d'acier.

Nous constatons que c'est bien le cas, trop souvent et notre pays le Togo n'échappe pas à cette règle. Sans oublier le Rpt, qui veut faire triompher ses idées par la langage de la violence à l'approche, pendant et après toutes les élections présidentielles que le pays a connu jusqu'alors.

Les plus forts imposent leurs lois, dans la société actuelle, faibles et vaincus sont trop souvent opprimés et ceux qui sont en bas sont maintenus en bas pour que restent en haut ceux qui y sont déjà.

Au Togo, les exemples foisonnent dans ce sens surtout dans le cadre de la politique de la terreur mise en place par le régime sanguinaire et la machine RPT, qui pense toujours que le Togo leur est destiné de droit et par conséquence les autres sont des aventuriers au pire des cas des ennemis à abattre, alors que le Togo nous appartient tous. Ce qui veut dire que tous les moyens sont bons pour arriver à conserver le pouvoir quitte à massacrer la population civile avec une mafia-milice-FAT ethnique comme chef d'orchestre. Et c'est dans cette même optique que se situe la récente tragie-comédie de coup d'état connue sous le nom de l'affaire Kpatcha, le demi-frère de l'usurpateur de Faure Gnassingbé, qui n'a aucune légitimité constitutionnelle.

En effet, dans notre précédent article, nous avions écrit sur comment fonctionne ce genre d'outil qu'est l'intoxication de l'information. Et comme prémonitoire, les points de vues soulevés et traités dans cet article ses sont avérés sur la gestion idéologique et manipulatrice des affaires de la nation par la junte au pouvoir depuis 1967, rajeunie par son rejeton de Faure Kodjo Gnassingbé depuis 2005 suite au décès par noyade (comme un chat) du timonier controversé Eyadema.

L'utilisation de la pyromanie de l'information comme moyen de gouvernement, de pression et l' instrumentalisation à des fins électoralistes et ce qui se passe de nos jours au Togo est une occasion trop belle pour les présidentielles de 2010. L'oligarque Faure s'en est servi à cœur joie pour éliminer son demi-frère de la course un probable candidat à l'investiture au prochain congrès . Tout ce cirque est orchestré par les FAT, au laboratoire Rpt et par les appareils idéologiques du pouvoir tout en impliquant cette fois-ci des services de renseignements internationaux ( français ) pour ainsi dire rendre crédible et conforté cette thèse de coup d'état, qui il faut le dire, n'est que de la poudre aux yeux de la population togolaise. Et comme il y a déjà des décennies que le son géniteur feu Eyadema avait simulé son départ du pouvoir or ceci n'est que de la machination et de la manipulation grotesque inspirée de la Corée du Nord. Quelques jours seulement, les femmes de la capitale togolaise et les autres associations, avaient organisé une marche de soutien dans les rues de Lomé avec des lampes-tempêtes et à incandescence allumées en plein midi pour supplier cet homme vampire de Étienne Eyadema Gnassingbé à rester au pouvoir. Les résultats de ce genre d'attitude et comportement grave et qu'on pourrait qualifier de malédiction sont sans appels, pour le reste tous les togolais le savent bien.

Cet homme énigmatique et nébuleux de Faure, fait feu de tout bois dès sa prise de pouvoir par coup d'état pour assurer et conserver le pouvoir. Et ceci par la corruption des journaux internationaux à coût de millions de francs pour rendre angélique le pouvoir par des articles dithyrambiques, la manipulation de la communauté internationale et surtout de l'UE, qui est tombée il faut le dire dans le jeu du régime car elle considère ce régime comme démocratique, la preuve manifeste est son attitude passive et aquoiboniste face au régime décrié par tous les togolais. Et sur ce point, ça lui réussit car il a pu mettre dans sa gibecière les institutions internationales, qui il faut le dire en ont marre du cas Togo. Car se dit- elle , il faut fermer les yeux et faire comme si tout est va bien ou rose au Togo, c'est ce qui se passe malheureusement sous nos yeux. L'argument sous avancé est qu'il faut reprendre la coopération rompue depuis 1992 pour déficit démocratique. Or jusqu'à présent, il n'y a aucune avancée du régime sur cette voie démocratique mais, cette UE où se croisent des intérêts disparâtres et antidémocratiques, a pourtant ouvert les vannes financières pour lomé2, qui se frotte les mains. Alors qu'en réalité, cet argent n'a servi que pour alimenter des réseaux mafieux et corrompus avec pour conséquence tacite la totalité de cet argent débloqué se retrouve dans les paradis fiscaux occidentaux ou traversent les frontières dans les valises pour des destinations inconnues. La victime directe n'est que ce peuple qui végète dans la paupérisation et qui ne voit jamais la couleur de cet argent-UE.

Dans sa logique de fuite en avant devenue un système de gouvernement, la junte au pouvoir continue par se victimiser, ce qui lui permet de léguer les vrais débats et sérieux au second plan, histoire de gagner du temps et ne pas faire des réformes institutionnelles et constitutionnelles requises pour des élections propres, dignes et transparentes en 2010 car c'est cette élection qui cristallise l'attention de tous les acteurs socio-politiques de notre pays.

A l'état actuel des choses, il n'y a aucun signe qui montre que la junte au pouvoir veut une réelle réconciliation nationale, au contraire nous constatons le musellement de la presse privée, les assassinats ciblés, l'arrogance politique et le passage en force institué en système de gouvernement continuent au nez et à la barbe de ceux-là qui sont censés pour se faire respecter le déficit démocratique, voilà en gros ce que constitue le régime RPT.

Au moment où dans les pays voisins, les gouvernants s'évertuent afin de trouver des voies et moyens pour offrir une meilleure protection sociale à leurs citoyens car la crise économique mondiale est passée par là. Au Togo contre toute attente, c'est des contes de fées à dormir debout, genre coup d'état, monté de toutes pièces qui est servi aux togolais qui ne mangent plus à leur faim et qui meurent dans les hôpitaux comme des mouches faute même de ce régime incapable et incompétent car le pouvoir d'achat de la classe moyenne est divisé par 4.

Voilà qui nous conforte dans notre approche selon laquelle, rien de bien ou de bon ne peut venir de cette junte rajeunie au pouvoir depuis 2005 et que la réconciliation criée sur tous les toits par le régime-rpt comme un trophée de guerre, n'aura jamais lieu au Togo. Parce que les actes posés sont antithétiques à ce concept. Il est aussi vrai que le ridicule ne tue pas sinon pourquoi interdire des manifestations populaires des forces démocratiques dans le pays depuis plus de trois années, qui est pourtant l'expression élémentaire dans tous les pays?

Par ailleurs, notre pays a ce triste record pour donner toujours et souvent le mauvais exemple sur le plan politique avec le passage en force et le massacre des civils pour conserver le pouvoir à tout prix depuis des années en commençant par le premier coup d'état militaire dans l'histoire africaine planifié par les services secrets français et la suite est connue n'est pas un secret pour personne, nombreux pays africains ont suivi cet exemple. Et tout récemment, le passage par force, le tripatouillage de la constitution et les violences électorales dont la cime était atteinte par la tuerie d'avril 2005 pour assurer et conserver le pouvoir. Et une fois encore, ce macabre exemple est encore suivi par certains pays en Afrique en clin à la dictature à l'instar du Zimbabwe, le Kenya et la Guinée.

Au demeurant, il nous incombe de rester plus mobilisés qu'avant pour chasser ne plus que cet homme avide de pouvoir le récidive plus en 2010. C'est alors que nous pouvons parler d'une réelle et vraie réconciliation nationale des togolais avec leur propre histoire.
Notre pays a trop souffert de cette manière forte, brutale et inhumaine dont la junte au pouvoir a toujours fait preuve dans la gestion calamiteuse des affaires de la nation jusqu'à ce jour.

La raison du plus fort ne doit plus être la meilleure ni ne doit loin de là être le socle ou la base d'un quelconque gouvernement sur la terre de nos aïeux. C'est pourquoi, il est indispensable de rester plus mobiliser afin de traduire devant le tribunal international les auteurs et commanditaires de ces genres d'actes ignobles dont le premier responsable est Faure Essozimna Kodjo Gnassingbé.

Enfin, 2010 reste une année décisive et un tournant dans notre longue lutte démocratique et elle doit nous montrer la marche et la voie à suivre pour servir de gage à nos générations futures!

C'est ensemble que nous pouvons arriver à cette fin en conjuguant le rigorisme et le patriotisme au présent de l'indicatif sans lesquels, nos cimetières verrons leurs occupants augmenter une fois encore en 2010, comme cela est devenu une coutume au Togo.

Bon entendeur!!!

dimanche 1 mars 2009

L’HYPOCRITE OLIGARQUE FAURE ESSOZIMNA GNASSINGBE DOIT-IL RESTER AU POUVOIR JUSQU’EN 2010 ET AU-DELÁ ?

Dans la jungle politique togolaise, le recours à toutes formes de stratégies, des méthodes et des moyens des plus inhumains au plus machiavéliques.
La pyromanie de l’information était et est la plus subtile des stratégies que le régime moyenâgeux utilise pour intoxiquer la population par des informations de tout genre. En quoi en est-elle ? Elle consiste à faire circuler et à véhiculer des informations farfelues, invraisemblantes et extraordinaires par le truchement des appareils idéologiques du régime tels la radio, la TVT, les journaux avec la bénédiction de la HAAC, par des cellules actives et dormantes qui sont soit au Togo ou dans la diaspora et aussi par les appareils répressifs du régime entre autres l’armée, la police politique, la gendarmerie, les services secrets, qui à eux seuls engloutissent une partie du budget astronomique de la junte au pouvoir.

Tous ces services fonctionnent en concomitance en forgeant, élaborant et en injectant les informations les plus folles dans la population, par des coups d’états fictifs, surtout quand le régime et l’armée veulent éliminer et se débarrasser des brebis galeuses ou suspectes en son sein et aussi brandir la menace d’une guerre civile. Tantôt c’est l’angélisation maladroite dans un passé récent du géniteur et du rejeton fils aujourd’hui, tantôt, c’est des malfrats braqueurs éliminer par des appareils répressifs et inviter des pseudos investisseurs et des bailleurs de fonds peu scrupuleux des pays du moyen Orient sans oublier la mastodonte du 21e siècle, la Chine. Dans son nébuleux laboratoire dont lui seul détient le secret, la junte en place multiplie des rumeurs, la manipulation et l’achat des consciences à tout va des faibles et avides de billets de banque. Les exemples foisonnent dans tous les domaines.

Ainsi selon l’humeur de l’oligarque, il met en branle tel ou tel service pour atteindre des objectifs malsains et sataniques, histoire de se pérenniser au pouvoir par tous les moyens. Ce qui est très frappant, est que, ces cellules et ces appareils tant idéologiques que répressifs sont très actifs à l’approche des différentes élections présidentielles que notre pays a connues. Comme celle dans laquelle nous nous trouvons présentement, un tour dans les colonnes des journaux du pays pour en être mieux édifié dans ce sens.

L’hypocrite oligarque de Faure Gnassingbé, se moque éperdument et complètement de ce que font les autres, ne faisant confiance qu’à lui-même et à son instinct humain. Alors il apparaît presque indifférent, apathique face à ce qui se passe autour de lui. Il se considère lui-même comme faisant partie d’une élite médiocre et tient le peuple pour un troupeau de moutons. Ce qui le meut n’est autre chose que le patrimoine familiale et sa fortune personnelle qu’il faut augmenter à tout prix et par tous les moyens. Le chien aboie, la caravane passe ! Ah oui.

Sans oublier l’usage journalier de la corruption, du pillage des richesses nationales et de vider systématiquement les caisses de l’état qu’il confond volontiers avec à sa propre poche ou à son compte bancaire personnel et ce avec des complices de tout bord et de tout acabit en amont tout comme en aval. Cette pratique ne laisse personne indifférent encore moins le peuple qui tire le diable par la queue, sans oublier les fonctionnaires de l’état, qui broient du noir. Alors que depuis des décennies, le pays végète dans une extrême paupérisation indescriptible sur tous les plans.
Ce rejeton dictateur en herbe s’enrichit des malheurs du peuple togolais fonde et alimente aussi de caisse noire par le blanchiment de l’argent sale issus du trafic de drogue dans lequel notre pays est devenu depuis une plaque tournante de la sous région sous le long et sanglant règne de son géniteur Eyadema et par ailleurs du trafic des armes et des pierres précieuses de tout genre.

Dans cette sphère des conduites immondes, l’immoralité caractérisée domine la conduite de cet homme [qui n’hésite pas avec sa bande de barbares, arrachent les femmes d’autrui et tue les maris jaloux, violentent et violent littéralement nos sœurs et même certains ministres sans scrupule se passent des filles entre-eux comme des objets. Quelle bassesse humaine ?] qui, il faut le souligner est un prédateur lugubre car l’ayant hériter du patrimoine génétique de son père dictateur jusque dans la mort. Tel père, tel fils dit-on souvent!

Et pour ceux qui ont pensé ou avaient cru naïvement au lendemain de son vole électoral organisé et sa prise de pouvoir en marchant sur une hécatombe de cadavres le 24 Avril 2005, que cet énergumène peut incarner un changement, un espoir pour l’avenir de son pays, ceux-là n’auront leurs yeux que pour larmoyer.

Pour nous, il n’est pas possible de mettre du vin de palme nouveau dans une vieille gourde. Jugez-vous même ?

Pour donner une lueur d’espoir à tout un peuple meurtri, dépouillé de son âme par des années de dictature héréditaire de fer, enchaîné comme des bêtes de somme, qu’il faut égorger à chaque échéance électorale et semblable à des ombres humains qu’à des êtres humains à part entière, alors "Il faut nettoyer les écuries" au Togo, comme le dirait l’autre et surtout le système en place décrié par tous, doit être fondu et coulé à pic.

L’évidence saute aux yeux et ne laisse aucun observateur averti que ce fraudeur Faure est dans une incapacité indescriptible à gouverner, la preuve en est le nombre historique de premiers ministres que ce monsieur a nommé pendant 3 années seulement. Le voleur ne peut pas prendre soin véritablement de son butin à l’instar du vrai propriétaire et c’est normal, le butin de guerre de Faure Kodjo Essozimna le dépasse de loin par voie de conséquence, il ne fait que perdre le TEMPS au souverain peuple. Se rendre compte de cette situation est un jeu d’enfants et même le paysan qui vit dans la savane lointaine dans la ferme de Guébakui dans le kloto, le sent et le voit? Sinon comment ne pas comprendre que quelqu’un qui est incapable de fonder une famille, qui est dans toutes nos communautés africaines le noyau du pouvoir en soi, celui-là ne peut que nous donner ce spectacle honteux et ahurissant quand on sait très bien comment ceux-ci ont vécu et grandi sans contrôle parental absolu. Et vue que personne ne lui a confié la destinée du Togo, il a au contraire massacré le peuple togolais avant d’en arriver là, il n’a aucune légitimité et tous les efforts qu’il tente vaille que vaille pour séduire le peuple sont non avenus.

Malgré l’habileté proverbiale de ces prophètes (PM) à l’instar de l’actuel Houngbo, le prédateur Faure ne dupera personne sur ces pratiques et à l’institutionnalisation de la kleptomanie, la prévarication des élites et la corruption à grande échelle, qui sont des fléaux permanents du système anachronique du régime RpT incarné par cet homme désavoué, vomi et rejeté par tous ! Le ciel togolais s’assombrit davantage chaque jour qui passe, l’état apocalyptique des routes, des rues de Lomé qui sont devenues des dépotoirs publics, des institutions publiques en décrépitude, des infrastructures hospitalières inexistantes, des écoles primaires à ciel ouvert et sans tables bancs, de l’enseignement supérieur dont le niveau baisse toutes les années aussi est-il devenu le repère de la prostitution et de crimes organisés, l’agriculture et que sais-je encore ? Le Togo est un pays sans état, bref une république bananière.

Nonobstant ces pratiques qui défraient la chronique et dénoncées par la majorité des togolais affligés, exploités et humiliés quotidiennement par les corrompus, nous devons rester plus que jamais mobilisés afin de chasser cette horde de voyous, d’aventurier, dictateur véreux, assoiffé du pouvoir et ne plus est aux nostalgiques du régime. Certes il est vrai que, cette lutte de libération ne sera pas facile comme toutes les autres si nous nous référons à l’histoire des luttes libératrices, cependant nous devons arriver si et seulement si nous nous mettons autour d’un idéal démocratique qui fédère mieux et dans lequel tous les togolais peuvent se sentir concernés dans les quatre coins du pays, tout en comptant sur nos propres forces de lance, la dynamique, inépuisable et intelligente JEUNESSE du Togo, tout passe par là. Sans pour autant oublier le poids que représente la diaspora dans l’actuelle configuration géopolitique de notre pays, qui avant tout doit jouer le rôle de catalyseur et de moteur enfin de venir au bout de régime et de balayer dans la maison togolaise.

Car pour nous Faure et sa bande doivent quitter le pouvoir à tout prix, il n’y a pas l’ombre d’un doute et pour donner un signal avant coureur très fort à portée et à résonance nationale et internationale, qui doit préparer les hommes et les femmes du Togo et surtout toutes les couches de notre population, il est urgent que nous organisons une pétition internationale dont le thème sera : Plus d’évènements pareils à ceux du 24Avril 2005 sur le terre de nos Aïeux !

L’objectif de cette pétition sera de prendre à témoin la vraie communauté internationale à savoir l’Union Européenne, le Parlement Européen, Amnesty International, la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme, le Haut Commissariat aux Droits de l’Homme, Transparency International, les Nations Unies, l’Union Africaine, La Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest, le Conseil de l’entente… Contre de probables fraudes électorales massives, le vol de la victoire des forces démocratiques bref tout ce qui s’était passé en 2005, qui avait fait le tour du monde au nez et à la barbe de cette même communauté internationale mais le jeu en vaut la chandelle.

Pétition qui sera signée par les toutes les togolaises et tous les togolais au pays comme de la diaspora, toutes les organisations de la société civile et des mouvements citoyens qui aspirent à un changement en 2010. Pour mettre en garde Faure et sa junte au pouvoir sur les conséquences qui en dérouleront si pour une énième fois, le RPT essaie par sa mafia au sein de l’armée de confisquer la victoire du peuple togolais par le déploiement des forces de désordre pour étouffer dans l’œuf toutes velléités protestataires et des mouvements populaires citoyens.
Cette pétition ne comportera que la signature des signataires, sera alors envoyée à ces organisations internationales ci-dessus citées comme un "document témoin".
Et pour atteindre tout le monde et faire impliqué tous dans cette initiative, cette pétition sera mise aussi en ligne surtout dans l’anonymat.

Nous sommes conscients du risque à prendre dans ce genre d’action mais l’intérêt suprême de notre pays doit primer et vaincrons ou mourons mais dans la dignité, mieux vaut mourir pour l’honneur de sa patrie que pour toute autre. Nous devons une fois encore oser, défier et assumer nos actes en parlant d’une seule voix et en mettant de côté nos divergences qui nous ont empêché jusque là.
D’aucuns penseront qu’il s’agit d’un rêve utopique mais lassez-moi vous dire que la plupart des temps les idées simples à priori insignifiantes, finissent par trouver un écho favorable, incommensurable, international et achèvent par avoir une effet extraordinaire sur la destinée d’une nation. Nous pouvons encore changer le destin de notre pays, c’est possible.

Une preuve irréfutable de ce genre d’idée et de son impact sur les hommes, est par exemple la section "Action Urgente" d’Amnesty International, la création de facebook et tout récemment les chinois aussi ont fait signé une pétition en ligne , cette action a provoqué un séisme politique dans ce pays. Pourquoi pas chez nous au Togo, rien n’est impossible, osons une fois encore afin de libérer notre peuple valeureux, vaillant de ce joug assassin et inhumain que l’oppresseur a placé à son cou.

C’est un impératif pour nous de mettre fin au règne de ce garçon et le plus tôt sera le mieux, il en va de l’avenir de notre nation.

Personne ne libérera notre pays, la TERRE de NOS AÏEUX à notre place, c’est toi et moi, c’est NOUS.



Bon entendeur !!!

Ganyo Sessi

http://patriotesunis-kokose-angelo.blogspot.com