samedi 14 janvier 2012

Voici l'article qui aurait coûté la vie à Guy-André Kieffer


 

Cet article paru le 25 novembre 2002 sur abidjan.net et repris à l’époque par Fraternité-Matin a été celui qui, pour la première fois, évoquait la spéculation meurtrière d’Armajaro, dont le fils de Dominique Ouattara est aujourd’hui le responsable Afrique. Qui avait intérêt à éliminer Guy André Kieffer ? 

 
«Armajaro et AIG Fund : les financiers de la déstabilisation»

Une information transmise le jeudi 24 octobre 2002 en soirée, fait état qu'une société britannique de négoce, récemment implantée au Ghana et en Côte d'Ivoire : Armajaro, a remis, ces dernières semaines, une somme importante à un groupe de personnes dans le but d'entreprendre une déstabilisation de la Côte d'Ivoire.
La somme serait au minimum de cinquante millions de dollars américains, soit environ une trentaine de milliards de francs CFA. Cette information, qui a été validée auprès de traders de cacao, des banquiers internationaux, des financiers et des sources politiques proches des milieux d'affaires américains radicaux, donne une explication plausible, très vraisemblable et hautement probable, sur l'origine de la principale source de financement de la rébellion armée du nord débutée en Septembre 2002.
Cette information met en évidence les objectifs réels poursuivis par les auteurs de ce financement des rebelles dirigé par Soro Guillaume et très proche d’Alassane Ouattara ; elle permet d'expliquer en partie, de comprendre et de relier toute une série d'évènements qui ont marqué depuis plusieurs mois la vie économique de la Côte d'Ivoire et notamment dans le secteur clé du cacao.
Armajaro et AIG Fund : les financiers de la déstabilisation
Armajaro : cette société de négoce, dont les bureaux sont à Londres, mais dont le siège social est basé dans un paradis fiscal – les îles Vierges britanniques– est dirigée par Anthony Ward. L'an passé, ce négociant britannique a été l'un des principaux fournisseurs de cacao du groupe agroalimentaire américain ADM, une société présente en Côte d'Ivoire dont les intérêts sont très étroitement liés à ceux de Sifca, Sifca Coop et d'Anaproci Sa.


Armajaro dispose d'un agrément d'exportateur de cacao en Côte d'Ivoire depuis peu de temps
La filiale ivoirienne d'Armajaro est associée avec Daniel Usher qui est un proche de Georges Ouegnin, lui-même ayant été l'interface entre Anthony Ward et Houphouët-Boigny lors de la guerre du cacao en 1988-1991. Daniel Usher est également très proche d'Ali Anjani, un trader de sucre, proche de Victor Nembelissini qui assurait, à l'époque où il travaillait à Equator Bank ses financements. Daniel Usher et Victor Nembelissini sont très proches d'Alassane Ouattara et d'Yves Lamblin, même si les relations entre les deux hommes sont marquées par un violent antagonisme. Au Ghana, Armajaro est dirigé par Steven White, un financier britannique expert de la gestion des fonds d'investissement spécialistes des matières premières sur les marchés à terme ainsi que des montages financiers mettant en jeu des sociétés financières off-shore.
L'essentiel des financements destinés aux rebelles auraient transité par la branche ghanéenne d'Armajaro. Plusieurs transferts de fonds en provenance de Londres, de l'ordre de 1,250 million de dollars (820 millions de francs CFA) à chaque fois, ont été identifiés par les Services spécialisés, ces dernières semaines. Certains de ces transferts en liquide ont été opérés et convoyés entre Londres et Accra par Monsieur Maignan, un homme d'affaires français qui, dans un passé récent, était l'homme de confiance pour les opérations financières de plusieurs dirigeants du PDCI.
Armajaro a été fondée par les anciens de Phibro (Philip Brothers), il y a cinq ans. Armajaro, durant ces quatre dernières années, a été impliquée à plusieurs reprises dans des « étranglements de marché » sur le marché à terme de Londres en association avec plusieurs fonds de pensions (AIG Fund,Tiger Fund du financier américain Georges Soros un proche de Victor Nembelissini et d'Alassane Ouattara, African Managment Fund, un fond d'investissement diversifié opéré en partie par la banque sud-africaine Absa, dirigé par Paul Martin, un ami de Frank Kennedy d'Equator Bank et de Victor Nembelissini). Anthony Ward est le conseiller cacao de Mama Ndyaye d'AIG Fund.


Les fondateurs d'Armajaro ne sont pas des inconnus en Côte d'Ivoire
Ils ont été des acteurs majeurs de la guerre du cacao en 1990. A cette époque, pour limiter la sortie de cacao de Côte d'Ivoire, Anthony Ward et Derek Chambers n'avaient pas hésité à financer des troubles en pays Krou. Anthony Ward ainsi que Derek Chambers disposent d'un réseau important de relations dans le monde politique ivoirien, notamment au PDCI, ainsi que des attaches avec plusieurs responsables du RDR.
Ces liens étroits se sont noués lors de la guerre du cacao et se sont renforcés avec le règlement du dossier cacao qui opposait la Côte d'Ivoire à Phibro au début des années quatre vingt-dix. Les deux hommes entretiennent d'étroites relations avec Georges Ouegnin,qui a été leur go-between avec les autorités politiques ivoiriennes de l'époque, et avec Daniel Usher, qu'ils ont financés (SICC) et avec lequel Anthony Ward s'est associé en début d'année pour installer Amajaro en Côte d'Ivoire.

Quelques années auparavant, ces mêmes traders, dans la même structure (Phibro) avaient activement participé au montage du volet financier du coup d'état contre Salvador Allende au Chili. Cette participation, couplée aux positions de Phibro sur les marchés à terme du cuivre de Londres(LME) et de New York (Comex), avait permis à ces traders d'engranger une plus-value estimée à 14 milliards de dollars américains. Avant d'être trader chez Phibro, Anthony Ward a appartenu au MI 5, le service secret britannique.

Certains des ex-traders métaux de Phibro ont été, à une époque récente, lourdement impliqués dans des opérations de déstabilisation dans l'ex-Zaïre, notamment pour le contrôle de la production de coltran, un alliage métallique stratégique. Cette participation a été mise en évidence dans un rapport des Nations-Unies sur le pillage des richesses minières du Congo démocratique. (Voir aussi "Du Zaïre De Mobutu Au Congo De Kabila"). Une partie des financements pour ces opérations a transité par les banques sud-africaines Absa et Equator. Plus récemment des membres de cette équipe de traders, dont certains ont rejoint le broker américain Refco, en association avec AIG Fund, ont participé à deux tentatives de déstabilisation du Président Hugo Chavez du Venezuela. Le motif étant, cette fois, le pétrole.
AIG Fund: Ce fonds d'investissement de droit américain basé à New York, spécialiste des placements sur les marchés à terme de matières premières, est une filiale du premier assureur américain, AIG. Sa branche « fonds d'investissement » sur les marchés de matières premières est dirigée par le sénégalais Mama Ndyaye. Cet homme est très lié aux familles Diouf, (actionnaire indirect du groupe de négoce américain ADM, premier utilisateur mondial de cacao) et Wade, ainsi qu'à plusieurs personnalités ivoiriennes dont l'actuel directeur de la CAA, Victor Nembelissini, un proche d'Alassane Ouattara.

C'est également un proche d'Yves Lamblin, le président du groupe Sifca, un groupe agroalimentaire ivoirien très endetté (130 milliards de francs CFA, après intégration de la totalité des dettes des filiales), proche de la cessation de paiement. Mama Ndyaye est également un proche du banquier français Jean-Luc Lecorre, directeur d'African Merchant Bank, principal créancier de Sifca, et membre actif du Club Jean Jaurès.

Ces trois dernières années, AIG Fund a participé en association avec Armajaro, à plusieurs opérations de déstabilisation sur les marchés à terme du cacao de New York et de Londres. A la veille des attentats du Word Trade Center en septembre 2001, AIG Fund contrôlait plus de 150.000 tonnes de cacao en filière sur les marchés à terme. Ce cacao a été transféré à Armajaro entre novembre et décembre 2001. L'attentat du World Trade Center ainsi que la chute du marché des actions depuis près d'un an ont entraîné de très lourdes pertes pour AIG Fund qui cherche depuis à rattraper ces moins-values par une participation intense sur les marchés à terme du cacao.


Le mécanisme de financement des rebelles
Selon une source américaine, confirmée par des informations concordantes en provenance des mondes du négoce, de la finance et de sources internes aux milieux radicaux américains, Armajaro a fait parvenir aux différents acteurs de la rébellion une somme de l'ordre de 50 millions de dollars américains, soit 35 milliards de francs CFA.
Ce montant est corroboré par des informations qui sont remontées au Renseignement militaire ivoirien, ainsi qu'aux services maliens. Armajaro et ses associés dans l'opération disposent des moyens financiers et des motifs suffisants pour lancer une opération de déstabilisation majeure dont la principale victime est l'Etat de Côte d'Ivoire. Le mécanisme s'est peu à peu mis en place, et ce, à partir de la fin novembre 2001.


Une mécanique infernale
A l'origine de l'opération, il s'agit essentiellement d'une opération financière à très haute rentabilité, dont l'objectif final n'était pas une déstabilisation de la Côte d'Ivoire, mais l'obtention d'un gain considérable sur les marchés à terme du cacao et sur la revente des stocks de cacao physique entreposés dans les ports européens. La nécessité d'une déstabilisation de la Côte d'Ivoire s'est imposée, à partir de juillet, lorsqu'il est apparu évident aux initiateurs de l'opération cacao, Armajaro et AIG Fund, que la gestion de leurs positions sur les marchés à terme du cacao, à partir de la fin juin, nécessitait un passage à une dimension supérieure pour sauvegarder un gain potentiel s'inscrivant dans une fourchette de 500 à 800 millions de dollars américains, soit 280 à 450 milliards de francs CFA.

La nécessité d'une déstabilisation s'est avérée indispensable après que l'enterrement de la réforme cacao en Côte d'Ivoire soit devenu un fait acquis alors que la botanique et les prévisions de récolte sur la campagne principale 2002/2003 ont déjoué en partie les résultats escomptés par l'échec de la réforme de la filière cacao en Côte d'Ivoire. En juillet les anticipations laissaient présager une bonne récolte principale 2002/2003 (980.000 à 1 million tonnes). Cette prévision s'appuyait sur un usage en forte hausse des engrais et des produits phytosanitaires dans les plantations de cacao par les planteurs lié à une amélioration sensible du revenu paysan.



La chronologie
L'opération Amajaro débute en novembre dernier avec le transfert à Armajaro de la quasi totalité de la position cacao d'AIG Fund. Le reliquat est transféré à ADM Etats-Unis. A partir de ce moment, Armajaro achète sur le marché à terme près de 650.000 tonnes de cacao-papier et constitue un stock de 210.000 tonnes, soit 5% de l'offre mondiale de cacao. Acheté entre 750 et 900 livres la tonne, cette position cacao est valorisée à plus de 1.400 livres la tonne, soit un gain de … 85% à la fin juin 2002. L'envol des cours sur le marché à terme a poussé les utilisateurs de cacao, les broyeurs, à réduire considérablement leur taux de couverture (stock).

Ils abordent la pleine saison (octobre-décembre 2002) avec des stocks à minima. Pour obtenir une valorisation maximum des stocks, qui ont été bloqués par Armajaro jusqu'à la fin novembre afin de réduire les coûts de stockage, il faut que le cacao ivoirien de la nouvelle récolte arrive le plus tard possible sur le marché international. Ce retard doit permettre à Amajaro de réaliser une plus-value de 500 à 800 millions de dollars américains.


Les obstacles à lever
Pour parvenir à cette fin, Armajaro et AIG Fund ont opéré en plusieurs étapes. Dès novembre dernier, puis en décembre, Anthony Ward estime que la réforme cacao en Côte d'Ivoire est un obstacle majeur à son opération sur le marché à terme. Il s'agit de faire capoter la réforme. Pour arriver à cette fin, trois axes d'intervention seront retenus : Un axe institutionnel via un intense lobbying auprès de la Banque Mondiale et surtout auprès du FMI, qui en théorie n'a pas de compétence en matière agricole et d'organisation de filière ;
Un axe « politique » avec des interventions soutenues par divers relais auprès du ministre des Finances ivoirien Bohoun Bouabré et ses collaborateurs, via Victor Nembelissini. Deux axes secondaires d'intervention sont également retenus pour « casser la réforme» avec pour relais Patrick Achi, ex-délégué général au cacao sous le régime Guei et Emile Boga Doudou dont la fonction implicite est de convaincre l'épouse du Président, Simone Gbagbo, que la réforme de la filière cacao telle qu'elle est organisée va à l'encontredes intérêts des notables FPI dans sa zone d'influence (partie du pays Akan) . Un relais secondaire passe également par l'ex-Premier ministre du général Guei, Seydou Diarra. Ce dernier va intervenir via ses « petits », Patrick Achi et Edouard Messou.
Un axe local par le biais de relais locaux dans la filière ivoirienne du cacao tel que l'Anaproci d'Henri Amouzou, Sifca d'Yves Lamblin, l'UNOC de Jacques Mangoua et des banquiers du cacao, tel que Jean-Luc Lecorre d' AMB-BIAO. Cette action s'appuie également sur des personnes disposant d'un accès direct au couple présidentiel tel que Guy-Alain Gauze, ex-ministre PDCI des Matières premières, ou Illa Donwahi, P-D-G de Delbau,franc-tireur de la filière cacao.
Une réunion est organisée à Paris entre des représentants de Refco Etats-Unis (Chicago, New York), d'Amajaro et de André Souhma d'ACE. A ces deux réunions participent pour le ministère ivoirien de l'Economie et des Finances, Oussou Kouassi, tandis que Bohoun Bouabré, reçoit la visite de l'équipe de Refco à son hôtel, le Marriott de Neuilly. Le principe de l'arrêt de la réforme de la filière cacao, donc des ventes à terme, est arrêté dès ce moment. Cette décision est prise unilatéralement par le ministre des Finances sans en référer ni au Président, ni au Premier ministre. Cette décision est habillée pour la partie ivoirienne par la transformation de la CAA en une banque de développement destinée à financer les coopératives de producteurs et à fournir à ces derniers une assurance garantie prix bord champs.

L'éviction, en février, du ministre de l'Agriculture de l'époque, Alphonse Douati, puis son remplacement par un proche de l'Anaproci, rend possible l'avancement du plan initié par Armajaro et AIG Fund : une désorganisation de la filière cacao.
Systématiquement, les propositions en provenance de la Primature sont combattues. La mise en place des institutions nécessaires à la mise en place de la réforme sont différées et lorsqu'elles parviennent à être installées, leur contenu est dénaturés à l'exemple du FRC. Parallèlement, Victor Nembelissini, qui, jusqu'en septembre 2001, alors qu'il se trouvait aux Etats-Unis, était l'un des plus virulent critique de la politique économique ivoirienne totalement en phase avec les attaques d'Alassane Ouattara où il vilipendait la gestion FPI, arrive à la tête de la CAA. Il découvre tout l'intérêt que sa structure, la CAA, peut tirer de la mise à mal de la réforme de la filière cacao et d'une participation active à l'opération lancée par Armajaro. Il prend langue dès lors avec Paul Martin d'Absa et propose des financements, de fait à fonds perdus, à Sifca Coop et à ses satellites.
En proposant un système de garantie de prix articulé sur le marché des options cacao et en prenant des positions identiques à celles prises par Anthony Ward via Refco Etats-Unis, la CAA est en mesure de se renflouer en partie en s'appuyant sur le réseau Sifca Coop d'Henri Amouzou et sur le couple Sifca-ADM d'Yves Lamblin ainsi que Mimran/Diouf, actionnaires d'ADM.

Pour réaliser cet objectif, il est nécessaire que le prix du cacao en Côte d'ivoire soit libre et qu'une réforme reposant sur des ventes à terme qui garantissent la transparence des prix soit abandonnée. Pour obtenir un appui des planteurs pour cette option, Victor Nembelissini n'hésite pas à leur faire miroiter un quasi- monopole dans la commercialisation intérieure du cacao.
L'Anaproci, le FDPCC, Henri Amouzou et San Kouao mordent à l'hameçon, sans forcement en deviner les enjeux réels. Des éléments concordants laissent à penser que la CAA, via des fonds off-shore contrôlés par la banque sud-africaine Absa, a pris des positions sur le marché des options cacao. Ces achats d'options sur des niveaux définis par Refco et AIG Fund donnaient la certitude à la CAA de n'avoir rien à rembourser aux planteurs en raison d'un prix garanti bord champs relativement bas (650 francs cfa du kilo).

En revanche, la CAA était assurée de conserver à son profit la totalité des gains occasionnés par ses positions sur le marché des options cacao. Cette construction donne lieu à de multiples rencontres à New York entre Bouhoun Bouabre, Zohore, Victor Nembelissini, Refco Chicago, ACE d'André Souhma. Cette construction est renforcée par le choix « d'experts » complaisants de la Banque mondiale, violement opposés au principe d'une commercialisation intérieure et extérieure ordonnée du cacao par la Côte d'Ivoire. Parallèlement, Anthony Ward et une partie du staff dirigeant d'Amajaro multiplient les rencontres avec Henri Amouzou du FDPCC, Anaproci et Sifca Coop pour finaliser un circuit privilégié d'approvisionnement et les convaincre que la réforme de la filière cacao doit s'arrêter.
Le passage à la déstabilisation de l'Etat Logiquement, l'opération financière Amarajo aurait du s'arrêter à ce niveau. Mais la botanique est venue déjouer en partie ce plan. Dès la fin juin 2002, il est apparu évident que la récolte principale ivoirienne serait au moins égale à la précédente, si ce n'est supérieur en raison d'une forte augmentation de l'usage des engrais entraîné par la hausse des cours du cacao.


Dans ce contexte, le portage par Armajaro et AIG Fund sur les marchés à terme d'une position de 650.000 tonnes devenait aléatoire et les espoirs d'un gain mirifique (500 à 800 millions de dollars) s'éloignaient si le cacao ivoirien sortait en temps et heure à partir d'octobre. Dès la mi juillet, Armajaro, en interne, évoquait la possibilité de dégager une somme de l'ordre de 50 à 80 millions de dollars pour « tenir le marché ». Dès cette époque, plusieurs traders, et encore récemment Sucden, estimaient plus que probable qu'Armajaro pour « sauver » 500 millions de dollars « n'hésiterait pas à entreprendre un coup ».


La révolte des « mutins »
Les réseaux d'Anthony Ward et de Mama Ndyaye ont été mis en action afin d'identifier un terreau fertile à une forte perturbation des sorties de cacao de Côte d'Ivoire (comme déjà expérimenté avec le peuple Krou dans les années 90). L'existence de déserteurs de l'armée ivoirienne au Burkina Faso, au Ghana et au Mali, doublée d'un mécontentement latent des populations du nord de la Côte d'Ivoire à l'encontre du pouvoir central, a servi de cadre à l'opération. Dès lors, un habillage politique (RDR) et revendicatif (MPCI) a pu être utilisé pour masquer les buts purement financiers poursuivis par Armajaro, AIG Fund et la CAA.
Il est d'ailleurs à noter que dès la première semaine, les mutins ont abandonné de fait l'objectif d'une descente vers Abidjan pour se redéployer vers les zones de la boucle cacao et entraîner les perturbations que l'on sait dans la collecte du cacao dans la boucle principale. Ce redéploiement a eu pour effet de pratiquement assécher les sorties de fèves sur San Pedro (15.000 tonnes semaine, soit trois fois moins que la normale en pareille période). Par voie de conséquence, les cours du cacao se maintiennent au-delà des 1.400 livres la tonne.
Surtout, les stocks de fèves aux mains d'Armajaro sont valorisés à leur maximum par les achats de broyeurs en mal de fèves pour la préparation des fêtes de Noël et de fin d'année. C'est ainsi qu'un investissement de 50 millions de dollars génère une plus value de l'ordre de 500 à 800 millions de dollars américains.


En conclusion Si le gain est considérable – de 500 à 800 millions de dollars -, l'investissement consentit par Armajaro et AIG Fund est à la hauteur des gains à réaliser. Entre les coûts d'entrée sur le marché, le stockage, les appels de marges sur les marchés à terme et les financements divers, la mise initiale est de l'ordre de 2 à 2,5 milliards de dollars, soit 1.300 milliards de francs cfa. L'ampleur de la mise impose à ces promoteurs, une obligation de résultats.

Peu importe qu'un Etat soit durablement déstabilisé, - il faut se souvenir que le Chili a mis cinq ans pour se remettre d'une crise d'une année -.L'opération initiée par Armajaro et AIG Fund est trop avancée pour être arrêtée. On comprend mieux les très violentes attaques lancées contre la réforme de la filière cacao et contre les personnalités qui la défendent. On comprend également les menaces répétées dont ont fait l'objet les rares personnes capables de décrypter l'opération en cours. Ce genre de manipulation, contrairement à ce que l'on pourrait penser, ne nécessite qu'un nombre très réduit de personnes partageant le secret.

Au plus une dizaine de personnes chez Armajaro, AIG Fund, Refco, disposent des éléments complets du puzzle. Il est évident également qu'au niveau ivoirien, Victor Nembelissini a disposé de la quasi totalité des cartes et des enjeux. D'ailleurs, il avait prévu un départ définitif pour les Etats-Unis à la fin décembre de cette année. Pour le reste, des bribes d'informations sur l'enjeu réel ont dû être diffusées à un certain nombre d'acteurs ivoiriens, qui ont été « rémunérés » en miettes mais qui ne disposaient pas de la finalité réelle de l'opération.
Ainsi, il est probable, sans toutefois en avoir la certitude, que le ministre des Finances, Bohoun Bouabré a été impliqué dans l'opération sur la base de son âpreté au gain, mais la technicité de l'opération exclut qu'il ait été mis dans la totalité du secret. De même, son directeur de cabinet est impliqué à la marge.

Il est évident qu'Henri Amouzou a plus été utilisé dans cette opération, il en est de même pour l'Anaproci qui a eu un rôle d'élément déstabilisateur, mais qui n'ont pas perçu la totalité des enjeux en cause. En revanche, il est a peu près certain qu'ADM, du moins les actionnaires reliés à la famille Diouf et Mimran, ainsi qu'Yves Lamblin et son banquier African Merchant Bank ( Jean-Luc Lecorre) ont été « initiés » à des degrés qui restent à définir. Les acteurs « politiques » proches du PDCI ou du RDR ne paraissent pas être des acteurs directs de cette déstabilisation de la Côte d'Ivoire.

Ils ont agit plus par opportunisme en fonction des circonstances que comme des maîtres d'oeuvre de l'opération. Les mutins, du moins pour les hommes impliqués dans les opérations sur le terrain en Côte d'Ivoire, paraissent ne pas avoir disposé de la totalité des cartes et semblent plus avoir été manipulés qu'être des acteurs concepteurs. Ils ont profité d'une opportunité importante de financement sans trop s'inquiéter ou s'interroger sur l'origine réelle des fonds dont ils disposaient. Néanmoins, les initiateurs de l'opération ont joué indirectement sur un terreau favorable et ont tout a été fait pour les mettre en avant de telle manière que l'arbre masque la forêt.
La subtilité de l'opération montée par Armajaro et AIG Fund est telle que les acteurs et les appuis indirects ont disposé dès le début de l'opération en décembre d'une marge d'autonomie considérable. Elle a été d'autant plus grande que leurs actions sur le terrain ivoirien entraient parfaitement en phase avec les objectifs financiers poursuivis par Armajaro et AIG Fund.
Il est aussi évident que des gouvernements étrangers et notamment une frange de l'Administration américaine a été mise au courant d'une partie de l'opération. Il suffit de savoir que lors des opérations précédentes de déstabilisation d'un Etat, AIG Fund a demandé un blanc-seing et a présenté, une partie de ses objectifs, à l'Administration américaine. Selon la même source, l'Ambassadeur de France en Côte d'Ivoire a été partiellement informé du volet financier de cette opération en début de semaine passée.

Guy André Kieffer
 

mercredi 11 janvier 2012

Enlèvement de Kieffer: Voici le document qui condamne Paris

A tous les Africains qui continuent de se gaver de l'intox de RFI, AFP, France 24 et autres "médiamensonges, il est fourni toutes ces informations comme des tasses de café qui pourraient, peut-être, chasser le très lourd soumeil du cerveau et des yeux". 

"Le temps est l'autre nom de Dieu aimait à dire" son Excellence le Président Laurent Gbagbo.

Lisez attentivement ce qui suit. Dans notre édition du lundi 9 janvier dernier, nous avons proposé en seconde diffusion, le commentaire que nous avons fait, le 6 mai 2009, d’un document classé secret-défense et rédigé par la DGSE (services secrets français) avec pour destinataire M. Michel De Bonnecorse, le “Monsieur Afrique” de Jacques Chirac, du temps où celui-ci présidait aux destinées de la France. Le document en question faisait des propositions de neutralisation de notre confrère Guy-André Kieffer qui détenait, selon la DGSE, des informations fort compromettantes pour Paris sur le financement de la rébellion ivoirienne de 2002. Pour la clarté du débat, pour permettre à tous de comprendre les tenants et les aboutissants de la disparition du confrère et permettre aux enquêteurs de mettre la main sur ceux qui l’ont kidnappé, nous proposons en rediffusion, cet important document que nous avions publié le 6 mai 2009. 

Nous espérons que cette fois-ci, le juge français Ramaël changera de fusil d’épaule pour une plus grande efficacité dans la recherche de la vérité. 

Ministère des Affaires étrangères 
République française 
Direction générale des Services extérieurs 
Direction du Renseignement Secret 
Dossier N° 4810/ DGSE/PD/04
Bulletin quotidien d’informations Titre : Affaire Guy-André Kieffer 

Date : 07/04/2004

DE : Pierre BROCHAND
A : Michel DE BONNECORSE
ORIGINE : Commissaire DGPN/DRG/RCI 
OBSERVATIONS : A1 DEBUT L’opération SATANIC 2 connait en ce moment de sérieuses entraves. 

Dans sa note confidentielle du 03 avril 2004, le Commissaire principal notre correspondant local se veut très alarmiste. Les résultats des investigations qu’il a pu mener, à ma demande tout au long du mois de mars 2004 sont suffisamment édifiants. Ils nous suggèrent une nouvelle stratégie de manipulation. De l’avis du Commissaire principal les récentes découvertes de Guy-André Kieffer vont indubitablement constituer une source réelle de tensions entre les autorités ivoiriennes et les nôtres. Il semble, qu’il serait en possession de plusieurs documents susceptibles de constituer une menace pour les intérêts français en Côte d’Ivoire. Ces documents auxquels je fais allusion sont, toujours selon notre correspondant local, qui a pu vérifier leur authenticité, des preuves indiscutables établissant de manière formelle l’implication directe de l’Elysée dans la crise politico-militaire qui déchire la Côte d’Ivoire depuis septembre 2002.

Guy-André Kieffer qui a d’énormes soucis financiers aurait pris les attaches d’un intermédiaire à l’effet de l’aider à monnayer ses renseignements auprès des autorités politiques ivoiriennes. Les contacts m’indique –t-on seraient très avancés et le ministre ivoirien de l’Economie et des Finances aurait donné son accord de principe pour une entrevue avec lui. La date et le lieu seront à déterminer ultérieurement. Ce qui nous laisse un peu de temps pour agir. Le commissaire principal qui a abattu un travail remarquable à tous points de vue, a réussi à identifier les sources qui ont permis à Guy-André KIEFFER d’avoir accès à ces renseignements de très hautes précision. Il s’agit d’hommes d’affaires évoluant dans la filière café-cacao dont le concours, sous diverses formes, nous a été indispensable en août 2002 pour le financement avec l’accord de l’Elysée de l’opération SATANIC2. Face à la gravité de la situation, il est à mon humble avis et au vu des éléments en ma possession, urgent d’entreprendre une double action préventive et offensive. 

1/ L’envoi à compter du lundi 7 avril 2004 sur place à Abidjan d’une mission classée secret-défense. Celle-ci, sera menée par un de nos meilleurs spécialistes en infiltration qui a une parfaite connaissance de la région et du milieu dans lequel Guy-André KIEFFER a pu collecter les éléments qui nous préoccupent présentement. Il serait aussi souhaitable que son identité ne reste connue que de vous et moi.

Il voyagera sous un nom d’emprunt avec pour code SATANIC 3. Le but recherché sera d’empêcher par tous les moyens Guy-André KIEFFER de mettre en péril la vie de nos ressortissants en Côte d’Ivoire. Mais également d’étouffer, tout incident qui pourrait visiblement constituer un précédent diplomatique aux conséquences insoupçonnables. Il s’agit là de toute évidence d’une raison d’Etat. 

2/ Dans la chute, nous aurons recours dans le cadre de la stratégie de manipulation à une personne ressource. A cet égard, le commissaire principal a pu retourner à la suite d’un arrangement financier de 500.000$ US que j’ai approuvé, le sieur un membre de la famille présidentielle, connu pour être un ami de Guy-André KIEFFER. La contrepartie serait qu’il fasse à visage découvert, des témoignages mettant directement en cause la présidence ivoirienne. Nous avons fait le nécessaire pour qu’il soit dédommagé selon les modalités qu’il nous a fixées. Des contacts avec la presse seront par la suite rapidement organisés en vu d’une importante campagne médiatique qui n’aura pas de mal à atteindre les objectifs recherchés. Enfin, un volet judiciaire devrait intervenir dans le cadre d’une procédure criminelle, confiée au parquet de Paris, à partir d’une plainte que devrait introduire madame Osange KIEFFER pour enlèvement, séquestration et assassinat./.

 FIN Source: Côte d'Ivoire, la Vraie ( http://www.cotedivoire-lavraie.fr )

jeudi 29 décembre 2011

LE SYSTÈME RPT NE CONNAIT PAS LE VOCABULAIRE DIALOGUE, C’EST UN TROMPE OEIL !

“Tant que les lions n’auront pas leur propre historien, les histoires de chasse tourneront toujours à la gloire du chasseur” 


Ce n’est pas faut de dire que le Togo est un pays béni avec des ressources naturelles abondantes, c’en est un autre de se résoudre à accepter qu’on y trouve sans conteste, l’opposition la plus sclérosée de l’Afrique de l’Ouest.
Au moment où l’Histoire lui tend une main généreuse à travers la vague d’indignation qui secoue actuellement le monde estudiantin, l’opposition Togolaise, essoufflée par une espèce d’incapacité à s’organiser, est assujettie à la conduite des affaires que lui impose le pouvoir. 

Le Togo est au tournant de son histoire, il est donc de bon ton de révéler le caractère cauteleux de la « concertation » qui se concocte dans les officines du pouvoir de Lomé2. Ce marché de dupes n’attire que les opposants véreux qui rivalisent d’imagination pour garantir leur place à la mangeoire-garage. Ces pseudos opposants, aux rêves si facilement monnayables, mais surtout, si prompts à marchander leur conviction étalent leur cupidité dans toute son horreur. Ces retrouvailles lugubres, aux allures d’un authentique complot contre le peuple, seront d’autant plus teintées de laideur morale que se touilleront dans le chaudron du diable des mots complicité, achat de conscience et prostitution politique. Un mélange indigeste pour un peuple atterré par les frasques d’un clan sans foi ni loi. 

Pascal Bodjona, au service de son Maître , et qui a toujours menti comme un arracheur de dents, ne peut aucunement se muer en interlocuteur crédible, au regard des grands enjeux à venir pour notre pays. Une opposition qui sait prendre ses responsabilités devrait, autant que faire se peut, faire plier le régime en place, afin de concevoir de manière consensuelle, les conditions d’une concurrence ouverte pour le pouvoir et qui soient compatibles avec le respect et la promotion de tous les droits de la personne humaine : civils, politiques, culturels, économiques et sociaux. A contresens du choix et des intérêts du peuple, le pouvoir de Faure Kodjo Gnassingbé s’arrogeait le droit de nommer les parlementaires (car ces députés RPT, n’ont jamais été élu en fait ) en fonction de leur degré de soumission et nul ne s’y opposerait, tant, son pouvoir est absolu, détenant ipso facto entre ses mains, le pouvoir de défaire des vies, d'en fabriquer, d'ordonnancer même la mort et de l'administrer. 

En réalité, les futures élections législatives sont sans enjeu pour Faure Gnassingbé. Quelle que soit la couleur politique des députés, l’Homme fort du Togo ne court aucun risque de ballottage; sa constitution taillée sur mesure ne prévoit ni cohabitation, ni démission. Les dés sont véritablement pipés !! Au Togo, Faure et son clan jouent une partition aisée alors que l’opposition est complètement désemparée, faute d’un projet politique fédérateur. Contre toute attente, on observe une ruée vers la mangeoire de Lomé2, et ceux qui sont censés incarner une véritable alternance rivalisent de médiocrité et d’amateurisme. Or, conquérir un pouvoir ou s’y maintenir, comme on l’a expliqué à maintes occasions, est forcement une question de gestion des rapports de force. Cette gestion repose, sous d’autres cieux, sur des valeurs qui fondent l’universalité de sa pratique et de son ancrage au sein de la population. L’argument qui consiste à dire que l’on souhaite changer les choses du dedans ne prend plus. Seuls ceux qui l’avancent font encore semblant d’y croire, le reste des citoyens a été depuis longtemps édifié sur ces questions. Conséquence, on est en pleine crise de confiance entre ceux qui sont guidés par le débauchage éhonté et la partie de l’opposition susceptible d’incarner une véritable alternance. 

Cette dernière subit des réguliers coups de boutoirs de la part du pouvoir au point qu’elle s’amenuise chaque jour comme une peau de chagrin. Sans modification de rapport de force, qui cristalliserait toute la fureur de la rue Togolaise, il serait illusoire de s’attendre à la mise en place d’un dialogue bipartite aux fins de réviser les listes électorales par le biais d’un recensement objectif du corps électoral. On gommerait ainsi tous les tripatouillages confectionnés en 2005 et même bien avant, qui contribuèrent à la réalisation du hold up électoral comme ils en ont le secret. Chaque jour, les raisons du ras-le-bol s’amoncèlent dans la gibecière des indignés Togolais. De la fermeture des radios, des parodies de procès contre les journalistes, l’arrestation et la détention arbitraire des étudiants, de paisibles citoyens, en passant par le pillage systématique des recettes publiques au seul profil du clan, sans oublier la dégradation des conditions de vie du Togolais, les tenants de ce pouvoir s’acharnent à ôter cette lueur d'espoir jamais concrétisée en raison de leur facétie. Ils sont absorbés par la versatilité, la mondanité et l'excès de confiance, mais surtout enivrés par des recettes abondantes de la douane, du port et des trafics en tout genre. Comme partout ailleurs, le mot indignation fait liesse, le concept fait florès, la scansion fait promesse. Il ne fallait plus s’appuyer sur les partis politiques- frappés d’une intrinsèque incapacité à créer un véritable rapport de force- pour faire aboutir leurs revendications. 

Qu'ils soient baptisés "indignés" ou non, leur contestation sous forme d'occupation s'étend bien au-delà des rives de la Méditerranée. Du mouvement « Y'en a marre ! » au Sénégal notamment porté par les rappeurs Thiat et Sidy Cissokho à celui « du 15 mai » en Espagne rallié au chant des Républicains espagnols de 1936, No nos moveran ("Ils ne nous feront pas bouger !"), les insurgés de notre monde globalisé prennent bien garde à ne pas être récupérés. Comme à la veille de la CNS en 1991, nous avons un contexte qui sied à un vrai dialogue entre fils et filles de ce pays. Une occasion où on se parlerait franchement, sans langue de bois, pour réaliser de façon concertée un véritable audit du Togo. En dépit des exponentielles recettes dans notre pas, « l’indice de pauvreté multidimensionnelle » ( IPM), indique que les Togolais vivaient mieux dans les années 70 qu’aujourd’hui, ce qui traduit la dimension du désaveu et, ceux qui s'accrochent encore à ce pouvoir ont tout faux. Le monde change, les acteurs aussi. Sous le clan Faure Gnassingbé, le Togo connaît six années d'un pouvoir liberticide, inégalitaire et boulimique qui a fini par réveiller soudain la conscience des togolais pressurés et foudroyés par l'onde de choc des promesses non tenues, remplacées par des projets mal ficelés, quitte à sacrifier le destin de tout un peuple plongé dans la précarité.

Espérons que ce peuple réveillé ne sera plus rendormi et réussira à contourner la grande supercherie que lui prépare, une fois de plus, ce pouvoir en organisant de façon unilatérale les élections futures, alors qu'aucune condition de transparence n'est garantie. En réalité, il convient de briser l’aboulie et rétablir un climat de confiance qui casserait cette logique de non démocratie générée par la monopolisation du pouvoir par le RPT et arriver à une dévolution du pouvoir digne des nations modernes. Nous sommes en face d’un pouvoir qui n’a aucune ambition noble pour le pays, il revient donc à tous les Togolais de concevoir un dispositif qui mettrait en avant l’alternance comme moyen assurant la continuité de l’Etat… Afin de mettre définitivement le peuple à l’abri des affres d’une indigence provoquée par le pouvoir et éviter les bégaiements de l’Histoire à chaque élection présidentielle, ce dispositif devra être conçu de manière consensuelle. Au delà des vraies tractations susceptibles de préparer des consultations crédibles et transparentes, il faut se projeter dans la gestion des conditions de l’éviction de toute l’équipe dirigeante.

Le Togo trouverait ainsi l'occasion de pansement des blessures d'un peuple broyé par la mauvaise foi d'un régime totalitaire, cupide, tyrannique, dénaturé et infecté par des transfuges éhontés. L'ampleur du désappointement de ce peuple en quête d'équité, de justice et de liberté n'avait jamais autant atteint son paroxysme. En jouant le pourrissement, Faure Gnassingbé et sa suite courent le risque d'être désavoués et défenestrés par le réveil brusque d'un peuple prétendu fataliste, longtemps grugé, humilié et opprimé. 

Que ceux qui aiment le Togo, réfléchissent, car mieux vaut tard que jamais !!!

lundi 12 septembre 2011

LES ANNEES ENCORE DE PLOMB A VENIR, DANGER DANS LA DEMEURE, REVEILLES-TOI ENFIN PEUPLE TOGOLAIS !

Le Togo, qui fut jadis un des points lumineux de l’Afrique de l’Ouest, aujourd’hui, à cause d’un système anachronique, d'un clan ou famille, d’une seule personne et ses acolytes, aujourd'hui, a perdu tout son éclat d’antan.

Mon pays est par terre. Mon pays jadis très beau, est maintenant la risée de tout le monde. Quand j’y pense, j’en pleure ! J’en pleure ! J’en pleure!
Comment ferons-nous pour lui rendre sa splendeur, son rayonnement d’antan ? L’unique et bonne réponse est : l’amour-patriotisme ! L’amour-patriotisme ! L’amour-patriotisme !

Nous devons nous aimer les uns les autres en acceptant toutes nos différences, en se tenant main dans la main, ainsi nous pourrions affronter le mal qui depuis la nuit des temps ronge notre beau Togo commun.
De l’amour viennent beaucoup de choses parmi lesquelles il y a la paix, la vraie paix, la durable paix.

Jésus, le fils de l’homme, l’incarnation de l’amour, nous a toujours ordonné aux travers des écritures, de nous aimer entre nous et lui, nous transmet sa paix qui est d’une valeur incommensurable.
Pour autant, ceux qui nous rebattent les oreilles au Togo, en parlant de paix, ou ceux qui veulent incarner la paix dans ma très chère terre natale ne nous ordonnent pas de nous aimer les uns les autres : artisans de l’iniquité, du vol systématique, de la tuerie, de l’impunité et de la violation grave des droits les plus élémentaires...

Est-ce la paix dont il parle est la vraie ? Y a t-il paix sans amour ?
Celui qui veut incarner la paix doit d’abord aimer, il doit être en paix déjà avec lui même, tranquille intérieurement pour pouvoir ensuite transmettre cela aux autres.

Réveillons-nous ! Réveillons-nous ! Réveillons-nous ! Nous devons-nous lever ! Mais se lever intelligemment.
Car ceux qui dirigent le Togo n’ont pas droit d’être là, nous savons tous comment ils y sont arrivés : par la fenêtre(le peuple ne les a pas choisi) en marchant sur des centaines de cadavres.

Quand le peuple fait le choix d’un berger (dirigeant), c’est dieu qui le fait. Ainsi, le tout puissant le garnit de la sagesse pour conduire ce peuple. Cependant quand on s’impose aux gens par les armes, cela n’est point le choix de Dieu. D’où IL (Dieu) ne peut transmettre de la sagesse à ce genre de personne pour conduire un peuple.

La quintessence dans tout pouvoir est la sagesse ! La sagesse ! La sagesse!
Et c’est le tout puissant, l’intelligence suprême qui l’octroie à celui qui est choisi par un peuple. Vox populi, vox dei (voix du peuple, voix de Dieu).

Entre par la porte pour bénéficier de la sagesse et tu pourras conduire le Peuple !
Mais si tu entres par la fenêtre, tu ne bénéficieras guère de la sagesse et tu te retrouveras toujours dans un cul de sac (impasse).

Voici la règle:

- La porte = sagesse=> bonne conduite
- La fenêtre = pas de sagesse (aveuglement) => impasse

Réveillons-nous ! Réveillons-nous ! Réveillons-nous !

Ouvrons grandement nos yeux et regardons bien ! Ces gens doivent partir tout suite et maintenant ! Puisqu’ils ne sont pas dotés de sagesse : un aveugle ne peut conduire celui qui a une bonne vue dit-on chez moi.

Si ces gens demeurent encore là, c’est le peuple Togolais qui sera candidat à l’errance. Nous, peuple Togolais n’aurons plus de terre. Nous ne serons pas facilement acceptés par d’autres peuples. Ou l’on reste prisonnier chez nos bourreaux ou l’on se porte candidat à l’errance ; là encore il faudra trouver d’issue pour partir.



Un quinquennat de plus, la Nation en Danger ! Nation en Danger ! Nation en Danger !
Que vont-ils faire en cinq (5) ans supplémentaires ? Sinon, asseoir une voyoucratie, piteuse et sauvage monarchie où le roi sanguinaire (Faure) est aveugle et spirituellement défaillant.

Réveillons-nous ! Réveillons-nous ! Réveillons-nous ! Ouvrons grandement nos yeux et regardons bien !



Que Dieu bénisse le TOGO !

LE VRAI COMBAT POLITIQUE N’EST PAS CE QUE NOUS AVONS VU JUSQU’À PRESENT.

Le combat politique a toujours été un exercice d’endurance exigeant une forte capacité à soutenir sur le long terme un objectif politique préalablement fixé.

Ce combat exige d’avoir une vision claire et précise de l’idéal que l’on entend réaliser, des moyens que cette réalisation exige, et des différentes phases de cette réalisation Il n’existe aucune œuvre dans la nature qui ne se réalise sans avoir suivi un processus précis, et le combat politique ne fait pas exception à cette règle.
C’est dire que cela exige une acuité visionnaire prenant en compte tous les moindres détails dans la mise en œuvre de la vision politique qui nous habite : ne rien laisser au hasard.

En clair, il s’agit de prendre le temps de savoir ce que l’on poursuit comme idéal de société à construire, de réfléchir sur les outils permettant la réalisation de cette société, et enfin sur comment susciter l’adhésion de ses compatriotes à cet idéal.
Cela nous ramène aux paroles du Christ, soutenons que « personne ne peut vouloir construire une maison sans prendre le temps de s’asseoir pour faire le point du coût et des moyens que son œuvre exige ».

En effet, lorsque Charles De Gaulle lançait son fameux appel de Londres, il ne parlait pas dans le vide, il ne bluffait pas, il avait pris le temps de savoir, et il savait qu’il pouvait compter aussi bien sur l’empire colonial Français pour se pourvoir en troupes, que sur les Anglo-saxons pour la logistique et l’armement.
Il savait surtout qu’un Homme politique qui aspire à une envergure d’Homme d’Etat, lorsque la situation de son peuple est des plus critiques, a le devoir de ne pas se draper de bluff mais de se vêtir de stratégie et d’intelligence d’action.

Être un politique, c’est embrasser d’un regard son objectif politique, l’agenda pour l’accomplir, et les moyens pour y arriver. C’est aussi et surtout savoir s’en tenir à son agenda pour faire advenir l’objectif préalablement visualisé. Il ne s’agit donc pas d’être agi par son adversaire mais d’agir pour conformer la réalité à l’idéal poursuivi.

Aussi, lorsque nous constatons que cela fait près de 45 ans que notre pays connaît une oppression inhumaine, nous ne pouvons que nous demander : durant tout ce temps qu’avons-nous fait ? Avons-nous su déterminer précisément ce que nous voulions ? Avions-nous su coordonner nos actions sur les points les plus faibles de ce régime anachronique des Gnassingbé? Sommes-nous restés constant dans notre volonté de faire tomber ce régime sanguinaire, mafieux et voyou?


Je laisse, dans le secret de nos âmes répondre à ces questions.
L’histoire des peuples est remplie d’hommes politiques qui loin de disposer des ressources suffisantes d’imagination, de planification, et de constance, ont arrêté leur course en plein chemin, au grand dam de leurs militants. Ils n’ont pas su garder à l’esprit la vision de leur idéal et se sont aperçus au grand regret de leurs sympathisants qu’ils ne disposaient pas de ressorts suffisant pour accomplir leurs aspirations. Les exemples sont là sous nos yeux et ne nécessitent aucune condition avant de les comprendre!

Oui, le combat politique est un marathon qui exige de bien connaître le parcours, d’anticiper les difficultés de celui-ci, pour savoir exactement à quel moment ralentir et à quel moment accélérer.

Il est intéressant de noter comment Faure Essozimna Gnassingbé a su rouler dans la farine certains hommes politiques du pays à l’instar de Gilchrist Olympio, pour constater qu’en définitive la seule critique n’est pas, en tout cas pour ma part, le critère de combat politique.
La critique participe à une stratégie de combat politique et lorsqu’elle est faite en dehors d’un processus intelligent la rendant performante, elle s’apparente à du vent.

Gilchrist Olympio à critiquer la gestion chaotique des Gnassingbé, et à cette époque beaucoup de togolais avaient cru voir en lui les vertus d’un démocrate, aujourd’hui, nous comprenons que cela participait à une stratégie politique de sape pour mieux agir par la suite…
Critiquer est la manifestation d’un sentiment de désaccord à tort ou à raison mais ne démontre aucunement par elle-même, la participation de celui qui l’exerce à un cheminement de combat politique constant et bien réfléchi. Cela suffit à nous convaincre que le combat politique n’est pas une sinécure et ne doit jamais être mené à la légère, surtout lorsque cela se passe dans un pays où l’assassinat physique est un argument politique.

Le combat politique, lorsqu’il consiste à renverser un régime militariste ne reculant devant rien, exige d’être fin stratège, de savoir discerner le terrain où son adversaire excelle et celui qu’il répugne. Le but du jeu étant d’éviter d’aller sur son terrain et de le ramener sur celui qu’il craint. La nature est remplie d’enseignement là-dessus, il suffit d’observer que l’oiseau attaqué sur terre s’envole, car l’air est son élément de prédilection et pas la terre.

Combattre une dictature exige d’amener celle-ci sur le terrain qu’elle abhorre le plus, celui du droit et de la justice et d’éviter le terrain de la violence où elle excelle.
Lorsque nous affirmons la nécessité d’une « rupture » dans la culture du combat politique, nous voulons établir une distinction entre la seule critique et l’action. Critiquer le régime des Gnassingbé et ses méfaits est une chose, s’organiser pour le combattre par des actions efficaces en est une autre. Le jour où cette distinction deviendra évidente en chacun de nous, alors le vrai combat politique commencera, et les jours du dictateur et despote Faure comptés.

dimanche 20 mars 2011

Je Me Révolte, Donc Je Suis !

Si c’est à ce prix que nous devons reprendre le contrôle de notre avenir, de notre destin, au nom de la liberté et en l’honneur de ceux qui ont combattu et sont tombés sur le champ d’honneur pour que subsiste le Togo libre, alors révoltons-nous !

Révoltons-nous parce que la révolte est un sentiment noble qu’il faut savoir exprimer. Révoltons-nous à travers une révolte pacifique, celle prônée par le mahatma Gandhi, celle qui rend le son des armes inaudible mais porte bien plus loin que les balles de l’ennemi. La révolte est un acte de courage inaltérable qui constitue les prémices d’un changement d’idées, et la transformation d’une réalité désespérée en une réhabilitation certaine. La non-violence est la meilleure réponse à apporter face à une autorité en papier prête à brûler sous les flammes d’un feu qu’elle s’apprête elle-même à allumer.

Combattons de façon radicale ce pouvoir dont l’ultime projet est de continuer par vendre aux enchères l’esprit de la nation, et tous les efforts consentis par le peuple. Souvenons-nous du chant de la liberté dont parle notre hymne national. Il est temps d’entonner ensemble ce chant, cet hymne national patriotique, qui est et reste notre seul héritage commun. Il nous communique l’espoir et la vaillance qui nous libèrera des mains d’un gouvernement devenu sénile et autiste à toutes les revendications ? Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes, sur nos forces endogènes et notre jeunesse, fer de lance de toute contestation révolutionnaire et populaire à travers les âges.

Mais alors, comment matérialiser notre révolte ?

Nous ne devons pas laisser le gouvernement organiser ce soi disant dialogue en étant juge et partie, sachant que la mascarade qui consiste à façonner de toute pièce des opposants artificiels et téléguidés ne marchera plus. Sinon comment comprendre la démarche en solo du CAR, qui a toujours brouillé les pistes et se précipite comme d’habitude, alors qu’il y a plus d’une année qu’un hold-up électoral a eu lieu sans que cette formation n’ait levé son petit doigt pour protester. Mais comme elle sait qu’à terme, il peut s’agir de gouvernement d’union dans lequel une place lui serait garantie, cette formation politique se frotte les mains et va se positionner comme si elle a quelque chose de sincère dans cette démarche à offrir si ce n’est l’éternelle apologie du ventre. Cette marchandisation de ce dialogue de la part du CAR, ne peut laisser indifférente personne? Cet opportunisme ne servira qu’à creuser les divisions déjà béantes au sein de l’opposition avec pour conséquence la cristallisation de la situation sociopolitique. Pourquoi devons-nous nous comporter ainsi au Togo, alors que nous prétendons défendre la cause du peuple ? Heureusement que le peuple est loin d’être dupe ! La seule solution pour fléchir le gouvernement serait la désobéissance civile, et comme nous l’avions publié avant, le temps est favorable tout comme l’actualité internationale. Point n’est besoin de s’embarquer dans un prétendu dialogue bancal sans feuille de route claire, qui servirait à légitimer une fois de plus l’imposture électorale du 4 mars 2010 et permettre au régime désavoué par tous les togolais d’avoir la main mise sur le pays, et museler aisément toute velléité contestataire.

Ainsi, nous exhortons tous les leaders politiques qui se réclament de l’opposition à prendre leur responsabilité vis-à-vis de la nation et de l’histoire de notre pays. Une ouverture du gouvernement avec la mise en place des conditions d’un véritable dialogue national inclusif serait indiquée, ce qui hélas est loin d’être le cas jusqu’à présent. Dès lors seule la logique du bâton s’impose pour sortir les autorités de leur autisme. La révolte populaire semble donc la solution, et les actes de désobéissance civile devront s’en suivre de façon ininterrompue.

Inutile de revenir sur la souffrance du peuple sans cesse décriée par nombre de togolaises et togolais sur les sites et dans les journaux, mais force est de constater que l’emmurement du pouvoir de Lomé 2 est au pinacle de ce que nous pouvons appeler l’« inhumanité raisonnable ». Le pouvoir de Lomé2 est tout à fait conscient du danger que représente un dialogue bancal et en solo au Togo et pourtant ne fait aucun effort pour qu’un véritable dialogue national inclusif puisse se tenir, privilégiant ainsi le rapport de force avec l’opposition au risque de sombrer définitivement la république.

Le pouvoir de Faure multiplie les provocations et les dérives face à la nation. Comme si le fait d’avoir hypothéqué le phosphate, le fer, l’or, le port autonome de Lomé, la douane et toutes les richesses du peuple togolais ne suffisait pas. Et l’esprit de la nation autrefois porté par nos héros légendaires des indépendances est aujourd’hui substitué par l’omniprésence du colonisateur et de la Franc maçonnerie !

Nous sommes conscients, nous Togolais, que les pratiques du pouvoir actuel ne nous grandissent en rien, nous sommes en régression économique et sociale permanente, et si nous continuons à être immobiles face à cette situation nous serons surpris du recul qu’aurait enregistré notre pays d’ici les cinq prochaines années. Nos enfants, nos petits enfants et ceux d’après seront voués à une vie de mendicité, quémandant ici et là quelques aides financières et alimentaires pour pouvoir survivre comme c’est déjà le cas dans certains pays du monde aliénés à une aide alimentaire chronique.
Le Togo n’est pas à l’abri d’un marasme économique sans précédent tant que nous aurons à la tête du pays des hommes politiques cupides incapables d’écouter ce à quoi aspire le peuple mais qui use de la politique de l’autruche. De notre argent, de l’argent du peuple, le gouvernement s’acharne à dépenser des millions pour s’acheter des armes, à construire des camps militaires et en nommant des officiers comme s’il se préparait à combattre un ennemi, et là résolument, la cible semble être le peuple Togolais.

Les togolais doivent reconnaître qu’il n’existe aucun manuel en librairie qui traite du « comment chasser un dictateur au pouvoir ». Que c’est le vécu quotidien propre à chaque pays qui détermine dans la Foi et la raison la méthode à suivre :

1- La lutte armée, le sabotage, les marches pacifiques, l’internationalisation de la lutte et surtout sa médiatisation, c’est la méthode de l’Anc de Mandela (Afrique du sud), et de la Swapo (Namibie),

2- Soulèvement patriotique et spectaculaire contre le dictateur Robert Guéi (Côte d’ivoire),

3- Désobéissance civile et soulèvement populaire contre Marc Ravalomanane (Madagascar),

4- Grève d’une frange du territoire suivie d’insurrection militaire et fusillade des forces de l'ordre à Nouméa (France),

En ce qui concerne notre lutte au Togo :

- La diaspora devra médiatiser la lutte en initiant des soutiens multiformes auprès des personnalités, des associations et institutions de tout acabit surtout auprès de celles qui sont en mal avec le régime de Lomé.

- Ne pas attendre un leader qui coordonnerait tout, c’est une impossibilité dans le cas actuel, chacun doit donner le meilleur et la mesure de lui-même au sein des cercles de réflexions et d’actions concrètes à constituer de partout.

- Il faut toucher la société civile du pays de résidence, et sur le territoire national les étudiants, les fonctionnaires, les zémidjans, bref tous ceux qui font la marche hebdomadaire à Lomé

Par exemple pour sensibiliser du monde, faisons des émissions radios, télé, distributions de tracts et d’images insupportables qui montrent le caractère violent et dangereux du régime de Lomé 2.

Mettre à profit chaque sortie publique tous azimuts. Utilisons les moyens qui drainent du monde, spectacles en continu et éclatés avec un panel d’artistes engagés et de renom, y invitez des personnalités reconnues pour leur prise de position, symposium littéraire contre la dictature au Togo.
N’oublions pas que tout changement est avant tout culturel, touchons le monde par des cérémonies spectaculaires, touchons les représentants de l’UE par le biais des eurodéputés connus pour leur engagement aux côtés du peuple Togolais profond.


Au Togo, encourageons la responsabilité de tout citoyen togolais de mettre le régime en difficulté selon l’avantage qui lui est propre. Sabotage dans l’anonymat… Il faut tout envisager : toute occasion qui fait de toi le résistant à quelque niveau que tu te trouves dans le pays. Désobéis et boycotte !

Faure Essozimna Kodjo Gnassingbé doit lutter avec un ennemi invisible, incolore et inodore, pour mettre hors d’usage ses moyens militaires et ces miliciens qui ont repris service ces dernières semaines. Il faut tout envisager et ne rien négliger pour entraver le bon fonctionnement de l’administration. Toutes les initiatives de nature à mettre en difficulté et paralyser le pays sont les bienvenues.

Il faut paralyser l’Etat, et n’attendez surtout pas un leader pour avancer les choses. Pour que le mouvement réussisse, il faut s’inscrire dans une dynamique de leadership collectif : tout le monde doit se sentir leader et initier des actions dans l’anonymat.

Nous ne croyons pas en la mobilisation générale spontanée, tout ira graduellement et crescendo car la peur de Faure Gnassingbé savamment entretenue depuis plus de 6 ans à pousser les racines de la défaite dans la conscience collective, c’est pourquoi rien ne réussit jusqu’alors.

Que chaque compatriote, chaque togolaise et chaque togolais intervienne dans cette lutte pour proposer ce qu’il croit possible et pratique pour l’avènement avant le 27 avril 2011 du changement et de l’alternance démocratique sur la terre de nos aïeux.



Egbé nyé dzanyi looo !!!


http://patriotesunis-kokose-angelo.blogspot.com/

mercredi 9 mars 2011

TOGO : PEUR OU EGOÏSME DE LA GRANDE MUETTE FACE A LA PRISE EN OTAGE DU PEUPLE PAR LE POUVOIR ?

«Le prince ne peut jamais s’assurer du peuple quand il l’a pour ennemi, parce qu’il a trop de monde contre lui; un prince ne doit craindre du peuple que d’être abandonné; je conclus seulement qu’il est nécessaire à un prince de posséder l’amitié du peuple, car sans cela il n’a aucune ressource dans l’adversité » (Le prince de Machiavel Chap. IX, page 97, 98, 100)


Pour un général ou un colonel d’armée digne de ce nom, ces phrases qui résonnent comme des gongs devraient inspirer une grande prudence, mieux encore, une prise de conscience sur la situation chaotique dans laquelle le Togo est en train de s’engouffrer.

Le "chef "du village ne voit jamais le diable dit un dicton de chez nous. Le mal dont il s’agit ici n’est pas la simple résultante des circonstances naturelles selon lesquelles les mêmes causes produisent les mêmes effets, ce n’est malheureusement pas non plus la faute des conjonctures ni l’effet du hasard comme certains s’amusent à l’affirmer, mais bien pire, car il s’agit d’une manipulation du pouvoir consistant à déstabiliser la vie des populations, la vie des citoyens togolais. Et dans ce cas de figure, ne rien voir de près ou de loin des mécontentements causés au sein d’une population togolaise aux abois serait suicidaire, pour celui qui veut incarner un chef digne de ce nom. Le peuple togolais souffre d’un malaise économique et financier terrible qui pousse des jeunes filles dans la fleur de l’âge à se prostituer dans les rues de la capitale sous l’œil statique et impuissant des parents. Ainsi tout se négocie à coup de Francs CFA et par des privilèges de natures sexuelles, le pays est en décomposition totale, tandis que les autorités actuelles en commençant par Faure Gnassingbé et ses ministres n’arrêtent pas de s’adonner à des gaspillages des deniers publics à l’instar de la Maybach présidentielle achetée à coup de milliards de FCA, du tourisme d’Etat à travers le monde, des villas de rêve de par le monde tandis que le peuple tire le diable par la queue, et est pris en otage. Et dans cette situation que traverse notre pays, avoir peur de lutter contre l’« ennemi » c’est être égoïste vis-à-vis de la nation. Et l’ennemi du peuple, nous le connaissons parfaitement bien aujourd’hui, C’est Faure Essozimna Kodjo Gnassingbé.
Cette prise en otage de la population et de l’Etat requiert une prompte intervention ou du moins une assistance de l’armée auprès des populations « endeuillées». L’armée, cette fois-ci, a une responsabilité à prendre face à ce chaos grandissant et généralisé du pays.


«Il est beau qu’un soldat désobéisse à des ordres criminels », disait Anatole France. Ainsi, gloire à ce soldat qui jettera son fusil en signe de protestation, plutôt que d’achever l’otage (le peuple togolais) à sa merci. Le peuple triomphera de ses bourreaux d’aujourd’hui et portera haut l’étendard de sa liberté, de sa dignité retrouvée et de sa démocratie.

L’esprit militaire et l’art des soldats doivent être préservés dans notre pays, leurs vertus font partie intégrante de l’équilibre social de la nation. La responsabilité de l’armée togolaise dans la crise larvée que traverse le Togo se situe à plusieurs niveaux, dont le plus important reste la protection des populations et du patrimoine national. A ce titre, le soldat, le vrai fils de la République, se distingue du politique par sa démarche impérieuse et son uniforme rassurant, puis sa proximité avec la population. Elle doit se rebeller face une autorité destructive du peuple et de l’Etat car il ne saurait y avoir un Etat sans peuple, tout comme l’existence de l’armée serait illusoire sans lui. C’est pour sauver l’Etat et la nation togolaise que l’armée doit créer les conditions d’un dialogue national qui nous évitera un nouveau crash politique et civil. Il faut que nos vaillants soldats s’affranchissent de l’autorité d’un général ou d’un colonel corrompu, le soldat qui n’est pas en état de soutenir l’éclat des yeux de son général ne soutiendra jamais l’éclat des armes de l’ennemi. Le soldat doit défendre la volonté du peuple en période de crise majeure dans laquelle nous nous trouvons de plus belle sous les Gnassingbé, et non être au service d’un seul homme: ce qui n’est pas loin d’être le cas aujourd’hui dans notre pays avec une instrumentalisation exponentielle de l’armée.


Notre pays le Togo doit retrouver son image et sa place jadis dans le concert des nations car il a trop souffert et continue de souffrir de ces responsables vils, nuls et bon à rien, qui continuent de le saigner à blanc en se servant de l’armée comme caution, un bouclier insolent mis à sa disposition.


Il est temps que l’armée prenne la responsabilité qui est la sienne pour libérer le peuple qui l’a vu naître. Ce peuple n’a jamais été ton ennemi et il ne le sera jamais car un adage Ewé dit : « Lorsqu’on un homme répond à un appel, il ne peut plus se cacher encore». Et c’est ce que toi en tant que soldat, tu es appelé à faire : Défendre ton peuple pris en otage, menacé et martyrisé, ta nation délabrée et ta patrie en danger d’extinction.


Si tu considères le sort réservé à certains de tes compagnons d’arme qui sont accusés à tort de fomenter un coup d’état et qui sont de facto éliminés de manière diverse, et que ceux qui ont de la chance croupissent à vie en prison, ce sous Gnassingbé-père que fils ; tu sauras qu’il est donc temps que tu mettes fin à cet imbroglio qui a trop duré.





En somme, nous sommes tout au moins convaincus d'une chose: «quelque soit la durée de la nuit, le jour vient», et aux soldats togolais, nous disons "courage et du courage""courage et du courage" ; et à l'instar d’Amadou Hampaté Ba que : « si la justice tarde à venir, c'est qu'elle est allée chercher un bon bâton pour mieux châtier le coupable ».