mercredi 1 février 2012

Révolution ou Évolution ? Les secrets de la R-Évolution

Toute nue, ta mère est en train de se noyer dans un lac, la sauveras-tu en risquant de voir sa nudité ou préféreras-tu la laisser mourir par pudeur?

Un vent puissant souffle ces derniers temps sur le Maghreb et le reste du monde arabe. Cet ouragan baptisé
" printemps arabe ײ a déjà balayé deux régimes avant très certainement d'en emporter tant d'autres aujourd’hui ébranlés par une contestation populaire grandissante. Il est difficilement concevable que ces événements, bien qu'ayant lieu à des milliers de kilomètres de chez nous, n'aient, à plus ou moins long terme, un impact sur notre situation nationale. Notre jeune histoire du 20e siècle est riche en situations internationales ayant eu des rebondissements au niveau national. Le dernier événement d'envergure était la chute du mur de Berlin qui, à travers le discours mitterrandien de la Baule, avait favorisé la tenue de notre Conférence Nationale Souveraine dans certains pays francophones d’Afrique. Cette dernière a permis l'explosion du mécontentement populaire contenu pendant de longues années.

* Comme à plusieurs reprises par le passé, le Togo se trouve donc à la croisée des chemins. Face à son histoire souvent tumultueuse et douloureuse, il est de nouveau appelé à faire un choix crucial. Et comme chaque fois, les yeux sont tournés vers les soit disant dirigeants et la population, les gouvernants et les gouvernés.

En ces temps de libéralisme triomphant, il ne fait pas bon de citer Lénine qui, décrivant les caractéristiques de la situation révolutionnaire dit en substance:« Une situation est dite révolutionnaire quand les gouvernants ne savent plus anticiper et les gouvernés ne peuvent plus supporter ».
Les conditions révolutionnaires peuvent être remplies sans pour autant que cette dernière ne se déclenche. Et même quand elle se déclenche, les résultats ne sont pas toujours immédiats ce qui engendre désillusions et frustrations. C'est alors que s'impose l'art d'anticiper afin de prévenir les explosions. Si les frustrations et les désillusions ne sont pas prises en compte à temps, les soubresauts deviennent  inévitables  aboutissant  à l'effondrement final. Le cas le plus récent et le plus instructif d'un régime sourd aux exigences de ses populations  est celui de l’ex-URSS. Si la révolution bolchevique de 1917 a fini par lamentablement échouer en 1991, c’est que la Perestroïka commencée en 1985 par Gorbatchev et qui devait la sauver est arrivée trop tard. Le système avait déjà échoué à se réformer une première fois à la mort de Staline.

La pérestroïka était conçue comme une mini révolution avec les tares de toutes celles-ci (impatience des masses, tergiversations des élites, pression extérieure et intérieure, etc.) et quand un système est en retard d'une (r)évolution, sa chute devient presque inévitable.
Si, au vu de ce qu’est devenue l’URSS de Lénine est aujourd’hui un paria politique, Deng Xiao Ping est au contraire une référence qui suscite une réelle admiration. Par l'immense impact de la réussite économique chinoise sur le cours de l'histoire universelle, personne ne peut nier la justesse de vue de ce dirigeant chinois. Il a réussi le pari de transformer son pays en une puissance mondiale en réalisant très progressivement les changements qui s’imposaient.

Sagesse orientale : « Les sages apprennent par les fautes des autres, les fous apprennent par leurs propres fautes » (si jamais ils apprennent).

En entendant les cris d’orfraie qui s’élèvent tant au sein du pouvoir que de l’opposition, en entendant la clameur qui monte de la population manipulée dans un sens comme dans l’autre, ballotée au gré des intérêts plus ou moins avouables, force est de constater que le Togo, notre mère à tous, s’apprête à se noyer dans son propre sang. Le laisserons-nous aller fatalement vers son sort en embrassant ses démons meurtriers ou oserons-nous pour une fois emprunter la voie de la sagesse et de la raison pour le délivrer des mains de ces actuels régisseurs à la solde de la France comme son géniteur l’a été durant tout son long règne sanglant   ?

Le Togo aux yeux de ses dirigeants actuels est une démocratie stable, un modèle de développement, un havre de paix retrouvée mais constamment menacé par des revanchards n’hésitant pas à brandir le spectre du chaos total pour assouvir leur soif de pouvoir et de vengeance. Le même Togo est au contraire, aux yeux de l’opposition, une copie conforme des autocraties familiales (Tunisie, Egypte, Corée du Nord) qui ont hypothéqué l’avenir de leurs pays en détournant l’essentiel de la richesse nationale tout en maintenant la grande majorité de leurs citoyens dans la soumission la plus absolue.  Au Togo, comme dans les pays susmentionnés, le pouvoir encense sa propre gestion tandis que l’opposition dénonce une structure tribale vivace doublée d’une captation des rentes, d’abord par un clan et finalement par une famille.

D’un côté comme de l’autre, la tentation de camper sur ses positions est donc grande. Le pouvoir, convaincu de son bon droit, hésitera longtemps à concéder quoique ce soit dans la crainte de déclencher une inutile et interminable spirale aboutissant à la perte totale de contrôle et à des morts innocents. De l’autre côté, galvanisée et légitimée par le printemps arabe comme on l’appelle souvent, l’opposition s’enfermera dans une intransigeance totale: tout le pouvoir ou rien, avec à l’horizon la perspective de persécuter et d’humilier les tenants du pouvoir déchu.

Il n’est pas étonnant que nous soyons dans un blocage total, une sorte de veillée d’armes prélude à une explosion sociale dont nous, Togolais, possédons seuls le secret.
En effet, là où d'autres nations évoluent par consensus, nous privilégions la violence sociale très souvent orchestrée par le régime en place, car eux seuls détiennent la force brute et animale  contre le peuple aux mains nues comme unique mécanisme de résolution de nos conflits sociopolitiques. Et cette violence sociale n’a fait que s’amplifier depuis 1963.

Si nous tenons à notre logique strictement togolaise et macabre, le prochain soubresaut devrait se solder vraisemblablement par des centaines  ou qui sait des milliers de morts, puisque nous avons déjà dépassé allègrement le cap des centaines de morts pendant et après la mort du potentat national en février 2005 et l’arrivée au pouvoir de son rejeton champion toute catégorie surtout de la pomme.
Face à cette quadrature du cercle, n’y a-t-il pas un brin de bon sens, une prise de conscience élémentaire qui nous permettraient de faire preuve de dépassement de soi ? Sommes-nous condamnés à l’autodestruction ou pouvons-nous faire preuve d’un sursaut national ?

D’aucuns proposeront un 05 Octobre bis,  ou une Conférence Nationale Souveraine bis dont on a expérimenté les limites et qui tentera de corriger les erreurs de la première. D’autres penseront à un dialogue sans exclusive dont nous connaissons tous déjà les résultats.

C’est ici le lieu et le moment d’introduire la notion d’évolution dans notre pensée trop encline à la violence gratuite et à l’exclusion de l’autre dans nos approches de solutions au Togo.

Ni la prétention d’avoir raison contre tous ni les remords du silence observé quand tout était encore possible.

Dans le tumulte qui s’annonce, le risque d’ingratitude est immense de choisir la voie du milieu. Malgré cela, cette réflexion se veut avant toute chose un appel à la sagesse et à la modération non naïve. Le seul risque encouru est de susciter la haine des jusqu’au-boutistes du pouvoir et le dédain des tièdes de l’opposition. Les uns comme les autres ont fait  cette macabre devise: « Le pouvoir est au bout du fusil, il ne se donne pas, il s’arrache ! ».  Tous crieront à la naïveté. Qu'importe si le Togo profond, celui de la majorité silencieuse, ceux qu’on oublie pendant les vaches grasses et qu’on sacrifie sur l’autel de l’égoïsme pour arriver au pouvoir, si ce Togo là en sort enfin vainqueur !

Si le pouvoir applaudit ce message tandis que l’opposition le maudit, alors nous aurons failli ; si l’opposition l’applaudit tandis que le pouvoir crie, alors nous aurons péché par mauvaise foi. Si au contraire l’opposition et le pouvoir ne se reconnaissent qu’à moitié dans ce message, alors ce sera la preuve qu’un appel à mettre le ballon au milieu du village est encore possible.
La preuve d’un dépassement de soi de la part du pouvoir et de l’opposition c’est quand les deux parties repartent à moitié satisfaites, donc par la force des choses à moitié déçues. Le pouvoir pourra affirmer avoir sauvé l’essentiel tandis que l’opposition se targuera d’avoir obtenu l’essentiel.

La R-Évolution : dans le mot révolution, il y a d'abord évolution, la révolution s'impose quand l'évolution pacifique n'a pu avoir lieu. La révolution se veut fondateur.

Le temps n’est-il pas venu de surmonter nos peurs, notre arrogance, notre suffisance, et nous humilier dans un vrai compromis dont le seul but serait de sauver le Togo en lui épargnant une violence inutile ?  Ne sommes-nous pas mûrs et capables pour une fois  d’Oser  le Togo par la voie consensuelle à la place de nos égoïsmes ataviques et destructeurs ?

Nation divisée qui refuse de reconnaître sa division afin de la dépasser…Nation  qui vit  au rythme du leitmotiv de son armée, la grande muette togolaise : « Si tu avances, nous te suivrons ; si tu t’arrêtes, nous te pointerons ; si tu recules nous t’abattrons». Nation utopique où la tribu prend en otage l’individu et où l’individu  se complaît dans une vision réductrice de la solidarité en la limitant à la dimension ethnique et familiale. Le Togo, notre mère à tous est nue. Oserons-nous affronter sa nudité pour le sauver ou préférerons-nous sauver les apparences en sacrifiant l’essentiel qui est la vie et le vivre-ensemble ?

Tout est dans les mains du pouvoir et de l’opposition à notre avis. Tout est surtout dans les mains du peuple souverain. Ce que le peuple souhaite en fin de compte, c’est une vie dans le travail, la liberté, la patrie comme l’affirme notre devise nationale et le stipule notre constitution. Ce  à quoi le peuple aspire, c’est une amélioration de ses conditions de vie afin de garantir un avenir radieux à la jeunesse, une fin de vie décente à la vieillesse et une dignité enfin retrouvée à l’ensemble du peuple. Ce que le peuple souhaite, c’est d’être représenté en toute transparence et intelligence par des gens qu’il se choisit lui-même sans manipulation ni intimidation ; des gens à qui il peut, à intervalles réguliers, demander des comptes ; des gens qu’il peut sanctionner par la voie des urnes sans craindre pour sa vie ; des gens qu’il peut punir sans être obligé de les humilier ; des gens qu’il peut réhabiliter s’il les en estime dignes. Voilà en somme le vœux profond et le soupire audible de notre peuple.

Osons le Togo !


Pouvoir et opposition sauront-ils faire le choix d’un    Togo sincèrement réconcilié ? Saurons-nous tous enfin « Oser le  Togo » !!!



vendredi 27 janvier 2012

Les Togolais ont tort de penser que leur salut viendra uniquement de ceux qui sont sur place au pays


Comme chacun le sait, il ne fait aucun mystère sur des jugements divers que variés sur l’opposition Togolaise actuelle. IL y a même des diatribes acerbes publiées par les Togolais de la diaspora sur l’opposition togolaise.  Il appert qu’il n’existe pas sur place au Togo une véritable opposition, structurée, organisée, déterminée et capable d’inverser les rapports de forces face à la dictature féroce et clanique de Faure Essozimna Kodjo Gnassingbé. C’est autant dire que les Togolais ont tort de penser que leur salut viendra de ceux qui sont sur place au pays.

S’agissant par exemple du FRAC (le Front Républicain pour l’Alternance et le Changement), il y a bien longtemps qu’il est perçu comme porteur d’une opposition effritée et non représentative. De plus sa stratégie de la non prise de risques est désormais mise à mal. Tous les observateurs avisés savent qu’en réalité le FRAC n’existe plus que de nom à l’heure actuelle ou du moins sans force de frappe capable d’inquiéter sérieusement, donc sans   enjeu  politique pour le régime sanguinaire en place.

 A vrai dire,  l’opposition doit sortir du rêve dès maintenant et tout suite. Elle ne doit plus être tétanisée par une peur bleue de Faure et consort  qui les empêche même de sortir dans la rue et les oblige d’ailleurs à se bunkeriser. Et, le plus surprenant dans tout cela, c’est que certains de ces rêveurs sont persuadés qu’une force viendrait  un jour les chercher dans leur bunker pour les porter au pouvoir. Nous croyons aussi au miracle, seulement en politique ça ne marche pas de cette façon surtout pas dans notre pays, il faut  de l’imagination et des actes tangibles et concrets afin que la peur change de camp ne serait-ce qu’une seule fois.

Dans ces conditions, nous imaginons mal une dictature aussi féroce et murée dans ses certitudes lâcher du lest ou faire des concessions substantielles et encore moins craindre de rentrer dans la zone de risque à cause d’un dialogue de dupe ou pour des élections législatives de 2012 qui, on le sait, seront une fois de plus non transparentes.

Il est donc plus que naïf de croire que les consultations organisées par l’homme en blouson blanche et ces acolytes sont de nature à remettre en marche le processus de réconciliation que  démocratique qui avait été brutalement interrompu  depuis des lurettes. En tout cas pour notre part,  nous affirmons que ces consultations organisées par CPDC ne sont qu’une simple opération de communication pour la communauté internationale et rien d’autre. Il s’agit d’une opération de cooptation de quelques personnalités dites de « l’opposition », qui seront ainsi désignées pour faire partie des nouveaux « députés de l’opposition » lors de la prochaine législature en 2012. Donc, tous ceux qui veulent prendre part à ces consultations et qui ont affiché leur appétit, ce sont vite rendus  compte qu’il s’agit d’un marché d’illusions.

Sans une opposition forte et déterminée, bien organisée aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, le long chemin de croix des Togolais n’est pas prêt de s’arrêter. Dans un combat politique, surtout face à une dictature aussi féroce et prête à tout pour se maintenir au pouvoir, la règle d’or c’est de ne jamais mettre tous les œufs dans le même panier. C’est exactement comme en bourse, il faut toujours avoir bien présente à l’esprit la notion de la diversification des déplacements. C’est autant dire que ceux-là qui font croire aux Togolais que leur salut ne pourra venir que de ceux qui « se battent » sur place au pays, soit n’ont encore rien compris, soit ce sont des marchands d’illusions. En effet, croire naïvement que les révolutions arabes comme c’est le nom qu’on leur donne, donc allons-y avec,  qui ont permis de mettre fin à la dictature de Ben Ali en Tunisie, Moubarak en Égypte  sont l’œuvre de la seule conjugaison du courage de ces peuples et de l’action des seules oppositions intérieures de ces pays c’est manifestement faire preuve d’une très grande ignorance de la grande politique, qui au fond n’est autre qu’un savant et subtil mélange du lobbying et de la grande diplomatie internationale. 

Alors, avons-nous déjà appris quelque chose  de ces séismes sociaux ou pas encore ?  Ou bien allons-nous obstinément continuer par construire des châteaux en Espagne en croyant que notre délivrance viendra  d’ailleurs ? Sinon la route vers la libération sera très très très  longue pour nous au Togo !

dimanche 22 janvier 2012

Maudite soit la "demo-dictature"!


Fugace, le temps nous file entre les doigts, éloignant chaque jour la promesse d’un mieux être social. Alors qu’on se perd en conjecture, la roue de l’infortune continue de distribuer son lot de misères. En quoi est-il supérieur l’esprit qui nous impose les caprices de l’instant et ce régime prédateur au Togo?
 Le vent des libertés avait laissé espérer mais le malin a empêché qu’une lumière n’éclaire le chemin du vivre ensemble et de la modernité sur la terre de nos aïeux.

Quelle ironie que confondre à présent modernité et normalité! Les besoins énergétiques de notre pays sont colossaux, cela saute aux yeux rien qu’à  travers les villes régionales ainsi que dans les villages ce manque énergétique est papable, les structures de soins existantes ne réduiront ni la morbidité ni la mortalité, les prétendus grands travaux n’éviteront pas la pénurie de l’emploi ni non plus la mort programmée de l’école publique, qui d’ailleurs, est en veilleuse depuis des années.

Et pourtant c’est au nom de ces réalisations, si banales sous d’autres cieux, que la démo-dictature nous est justifiée à grands roulements de tambours et à chaque vœu à la nation du Président jamais élu. Un régime qui accroît les injustices, ignore les inégalités, orchestre la concussion, manie l’arbitraire judiciaire, multiplie les slogans, réinvente le culte de la personnalité, troque la paix et distille du mal être.

A l’ombre de ces choses qui brillent se cache la tristesse de tout un  peuple. Maudit soit donc ce régime qui nous impose un multipartisme imparfait ou dévalué depuis des décennies, un moins d’Etat pathétique, une pseudo liberté syndicale, du suffrage universel tronqué et toujours volé. Un régime qui privatise l’Etat et maintien l’ordre social injuste préexistant par un verrouillage de la société plutôt que par la recherche d’une meilleure cohésion sociale.

C’est le règne du paradoxe permanent : les langues sont déliées mais les libertés sont confisquées, les opposants sont officiellement reconnus mais le débat politique est vicié ou n’existe pas, les élections ont lieu mais c’est le pouvoir qui décide qui doit être élu depuis le père jusqu’au rejeton, la responsabilité de l’Etat est reconnu dans l’affaire des disparus depuis le coup d’état de 1963 jusqu’au massacre de la lagune de Bè en passant par la boucherie orchestrée en Avril 2005 et cela ne s’est jamais arrêté mais aucun coupable n’est désigné même si dans certains cas ils le sont, le budget de la nation est en constante augmentation mais les carences de l’Etat s’aggravent, les recettes du pays sont là mais la pauvreté est plus lancinante jusqu’à ce qu’il n’y a plus au Togo de classe moyenne.  Oh mon Dieu,  quel avenir pour mon pays et mon peuple ? Jusqu’à quand ?

Ainsi, le "génie togolais" aura encore inventée une fumisterie: changer sans rien renouveler, bouger en maintenant les choses en l’état, voilà ce qui résume bien le clan Faure Kodjo Essozimna Gnassingbé. Un mouvement de vas et vient au même point qui a permit à une caste politique de sauver les bases du statu quo et de se régénérer après le tourbillon né de la perestroïka. D’où cet avatar multipartiste sur fonds de dictature perfide qui nous est servi pour confisquer le pouvoir.

Mais suffit-il de durer pour être l’allié du temps ou de dompter l’instant pour espérer un règne sans fin ? Que ce rêve soit vain, que le temps de la moisson vienne, que nulle semence ne puisse s’y soustraire.

Oui, à l’unisson allons à l’idéal, pour pourvoir un jour crier: morte la bête, adieu le venin vieux de plus de quatre décennies.

mercredi 18 janvier 2012

POURQUOI LA RUPTURE ET FAIRE LA POLITIQUE AUTREMENT ?



 Plus que jamais le Togo a besoin d’être sauvé des mains de ceux qui, par des stratégies égoïstes et destructeurs ne visent qu’une seule chose, le pouvoir pour le pouvoir fermant les yeux devant la douleur inexprimable du peuple togolais.

La nouvelle génération togolaise doit s’atteler à faire autrement la politique. Il ne s’agit plus pour celle-ci de multiplier des opérations de séduction pour être récompensée demain, mais d’être plus proches des populations par des actions concrètes et respectueuse de la dignité humaine. La bataille de demain sera celui du développement des infrastructures nécessaires à l’amélioration des conditions misérables de notre population.

La question que nous devrions nous poser est celle de savoir comment utiliser nos expériences dans divers domaines pour aider les togolais à retrouver le chemin du savoir par des actions d’insertion sur le terrain et mener la réflexion pour donner à la politique une image saine et respectable.

Le retour des coups d’Etat et le maintien au pouvoir des dictateurs en Afrique plus particulièrement francophone est la conséquence de la confiscation de la vie politique et économique par des réseaux d’intérêts égoïstes, mafieux et obscurs clouant au pilori, par tous les moyens, l’émergence d’une nouvelle Afrique avec comme corollaire la maîtrise  de son avenir.

L’émancipation réelle d’élites africaines libérées de tous complexes devient un enjeu qui risque encore de coûter la vie à des milliers d’individus si les africains continuent d’avancer les yeux fermés comme ils l’ont toujours fait.

Le problème crucial qui perdure dans notre pays est le manque de courage politique, de vision nationaliste, d’un projet de développement adapté et surtout un désintéressement coupable aux valeurs culturelles togolaises par des hommes qui sont censés animés la vie politique. La politique est un exercice, certes difficile, mais doit fonder son action sur la concrétisation des projets visant à l’amélioration de la vie sociale et du vivre ensemble, qui est jadis le fermant des épopées des empires. C'est-à-dire se fixer des objectifs sociaux, culturels économiques permettant à un Etat d’assurer l’épanouissement de la société et le bien-être du peuple. Or de tout cela, rien n’a été mis en œuvre concrètement. Oh pardon !! Si, mais dans le seul but de se servir et de servir leurs mentors occidentaux insatiables. Une sorte d’assurance pouvoir au cas où l’horizon pourrait s’assombrir. On proclame dans toutes les tribunes du monde que l’Afrique doit aussi bénéficier des vertus de la démocratie, mais dans la pratique les vieilles méthodes fauccartiennes font encore recette. Ces pratiques relayées par des hommes marionnettes africains en particulier togolais retardent considérablement son décollage économique.

La nouvelle génération des politiques togolais doit savoir redonner vue au débat en évitant les intrigues assassines qui polluent l’espace politique actuel. Le Togo d’aujourd’hui a besoin d’être soigné, nourrit, éduqué et de vivre décemment. La mobilisation pour atteindre cet objectif devrait être notre premier souci.
C’est cela le prix de la paix et de la stabilité et c’est surtout sur ce terrain que nous ferons la différence entre les démocrates qui aspirent réellement a faire progresser positivement le Togo et les pseudo-démocrates qui s’organisent pour piller et assujettir davantage le peuple comme on l’a toujours vu. Plus que jamais, nous devons nous organiser autour d’un vrai projet pour la cause du peuple qui reste notre seul objectif, aucune dictature aussi puissante soit-elle ne pourra ébranler ce dynamisme pour le développement.



La dictature se nourrit de l’intimidation et de la violence de surcroît inadaptée à engendrer le réveil des nouvelles idées. La politique actuelle menée par les responsables togolais est caduque et est, sans contestation une insulte pour l’intellectuel togolais. 

Osons faire la politique autrement en mettant au centre du débat les vraies valeurs démocratiques pour l’avènement d’un Togo nouveau !